Victor Belmondo : “Je sais qu’on m’attend au tournant”

Victor Belmondo, petite graine de star! © Isopix
Victor Belmondo, petite graine de star! © Isopix

A 25 ans, le petit-fils de Jean-Paul Belmondo veut se faire un prénom au cinéma. Ça commence bien avec la comédie dramatique “Mon bébé”, sortie ce mercredi.

Chez les Belmondo, on a toujours eu le sens de la famille. Pas de déchirements comme chez les Delon, mais le plaisir de se retrouver le plus souvent possible. Jean-Paul Belmondo, aujourd’hui le patriarche, a eu quatre enfants. Dont Paul Belmondo, qui s’est rendu célèbre comme pilote automobile. Lui-même a eu trois garçons avec la piquante Luana. Parmi eux, Victor Belmondo, 25 ans, qui depuis tout petit se destine à devenir comédien. “Par pour faire comme mon grand-père”, tient-il à souligner quand nous le rencontrons. “Ce qu’il a fait lui appartient et j’ai envie de faire mon propre chemin. J’admire sa carrière, mais l’envie de devenir comédien m’est personnelle et je l’ai depuis toujours.” Ne lui reste plus qu’à se faire un prénom !

2019 pourrait être l’année où l’on va (un peu) cesser de le comparer à son grand-père, de le titiller sur leur ressemblance, pour juger sur pièce ce qu’il vaut vraiment comme acteur. C’est plutôt bien parti, car quand on parle de lui, les filles ont déjà tendance à s’extasier sur son physique et sa “belle gueule”, ce qui lui fait plaisir ! Au moins, ça le change d’être sans cesse renvoyé à son grand-papa.

Après une panouille dans le désastreux “All inclusive”, il obtient ainsi un rôle beaucoup plus consistant dans “Mon bébé”, la nouvelle comédie générationnelle et très autobiographique de Lisa Azuelos, la réalisatrice de ”LOL”, avec Sophie Marceau. Si ce film-ci est moins percutant, malgré quelques bonnes idées de mise en scène, son casting est impeccable. Avec pour commencer Sandrine Kiberlain en maman au bord de lâcher prise en voyant la petite dernière quitter à son tour le foyer, la laissant à sa solitude. Victor Belmondo nous en dit plus, dans une interview dont la suite est à lire dans votre Ciné-Télé-Revue de ce jeudi.

“Mon bébé” suit une mère (Sandrine Kiberlain) en panique de voir sa cadette, votre petite sœur (Thaïs Alessandrin), quitter la maison. Cela a été simple de vous glisser dans cette comédie très féminine ?

Oui, car j’étais entouré de personnes bienveillantes et simples dans leur approche. Sandrine a été une vraie maman poule durant le tournage ! Lisa Azuelos, la réalisatrice a eu l’intelligence de nous réunir lors d’un dîner bien avant le tournage, avec aussi nos familles réelles. Ça a créé une vraie complicité entre nous qui s’est ressentie sur le plateau.

Avec cette singularité que Thaïs est la vraie fille de Lisa Azuelos. “Mon bébé” raconte leur histoire et son grand frère existe réellement ! Si on ajoute que Lisa est la fille de la chanteuse et actrice Marie Laforêt, qui a donné la réplique à votre grand-père Jean-Paul Belmondo, on est dans une véritable histoire de famille !

C’est assez particulier, en effet ! Mais j’ai essayé de ne jamais me poser la question du vrai et de la fiction et de jouer un rôle, sans me poser de question. J’ai rencontré le frère de Thaïs, c’était bien sûr un peu spécial mais je n’ai pas cherché à lui ressembler, même si le personnage était très inspiré de lui.

Ce n’était pas inhibant d’avoir comme grand-père une telle star ?

Non, c’était motivant. Je sais qu’on m’attend au tournant, qu’il y a parfois une amertume, parce qu’on pense, à tort, que c’est plus simple pour moi. On me compare à un modèle, et la barre est placée très haut. Cette pression, je la transforme en travail. Je bosse dix fois plus pour montrer que je mérite d’être là. J’ai été recalé à beaucoup de castings. Quel que soit son nom, si vous êtes mauvais, vous n’êtes pas engagé. On ne m’a pas fait de cadeaux, et si on m’en avait fait, je ne les aurais pas acceptés.

Vous n’avez jamais envisagé de changer de nom ?

Jamais de la vie ! C’est mon nom, pas question d’en changer. Ce que je suis aujourd’hui vient de là, et de l’éducation donnée par mes parents, qui l’ont reçue des leurs. Quand je vois la simplicité de mon grand-père, pas question pour moi de choper la grosse tête.

Quand on vous dit que vous lui ressemblez physiquement, vous êtes d’accord ?

On me dit souvent que, dans la vie, je lui ressemble. Mais je suis content parce que les gens qui m’ont vu dans « Mon bébé » me disent que très vite c’est moi qui existe à l’écran. Après, c’est mon grand-père, c’est normal qu’on se ressemble.

Quels sont vos hobbys ?

Je vais beaucoup au cinéma, je vois beaucoup de films français. Je vais au théâtre. je fais du foot en salle et je regarde le PSG ! Je les suivais déjà avant les Qataris – il faut le préciser, maintenant. J’étais là avant et j’en suis fier. Mon grand-père d’ailleurs est un des créateurs du club. Mon club, ça ne pouvait pas être Marseille, jamais de la vie ! (Rires.)

Cette année, à 25 ans, est celle du vrai démarrage. En plus de ce film-ci, vous serez bientôt à l’affiche de “Versus”.

Il sortira au printemps. C’est un film indépendant, très éloigné de ce que je fais ici. Je participe aussi au prochain film de Xavier Beauvois… En tout que spectateur, je préfère cinéma d’auteur, mais après j’aime aussi les comédies. Je voudrais pouvoir faire aussi bien des films populaires que plus intimistes, des comédies comme des drames. Mon idéal est de toucher à tout. Parce que j’aime tout, comme pour mon grand-père. Lui, pour le coup, a joué pour les plus grands réalisateurs, qu’ils soient de films d’auteurs ou populaires. J’ai soif d’expériences.

Vous avez fait aussi une apparition dans “All Inclusive”, le film de Fabien Onteniente avec Franck Dubosc…  A oublier rapidement ?

Oui, on peut l’oublier !

Et le théâtre ?

Le théâtre, j’y ai joué déjà un petit peu, j’adorerais y revenir. J’ai des touches… C’est un bonheur absolu, très différent du cinéma. C’est plus flippant mais plus kiffant, du coup. Le plateau de théâtre apporte quelque chose qui s’apparente au trip, c’est très organique. Ça demande un engagement total, que ce soit dans le travail, l’émotion, le physique. J’adore ça.

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

J’espère que j’aurai fait d’autres films, que j’aurai eu un premier rôle, peut-être. Mais ce dont j’ai besoin, c’est de jouer ! Je touche du bois ! Pour l’instant, fonder une famille n’est pas ma priorité, mais peut-être que si ma carrière est lancée, j’y penserai !

Et votre grand-père, comment va-t-il ?

Il va bien, il est rayonnant, ça fait plaisir !

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