Véronique Barbier : "Le cancer, c'est difficile de l'accepter"

Véroniquer Barbier : "La peinture est un art thérapeuthique"  © Fred Guerdin
Véroniquer Barbier : "La peinture est un art thérapeuthique" © Fred Guerdin

Absente du petit écran depuis plus d'un an, la journaliste a choisi  Ciné-Télé-Revue pour  annoncer son retour sur la RTBF, mais aussi pour nous parler de son après-cancer…

En octobre 2017, votre médecin vous a annoncé que vous étiez atteinte d'un cancer du sein. Quelle a été votre réaction ?

Tout d'abord, je tiens à dire à vos lecteurs que si j'ai accepté cette  interview, c'est  pour faire de la prévention, car de mon côté, j'ai été surprise d'apprendre le diagnostic après un simple contrôle. Bon, c'est vrai que le dernier test datait déjà, je l'avais fait car une amie avait eu le cancer du sein…  Pour celui-ci, j'avais la prescription pour une mammographie dans mon sac, mais j'avais reporté le rendez-vous pendant six mois. Fin septembre 2017, j'ai donc fait cette mammo. Et là, le médecin m'a annoncé que certains petits éléments l'inquiétaient et qu'il fallait me faire une ponction. Mais que  je ne devais pas m'inquiéter, car dans 90 % des cas, c'était négatif.

Mais pas pour vous.

En effet. Mon gynécologue m’a rappelée une semaine plus tard pour me dire que c'était positif. Sur le moment, je suis tombée des nues, car je n'avais aucun symptôme, aucun kyste. Mais à  cet instant, la machine s'est mise en route ; on  est pris dans une espèce de tourbillon, qui n’est pas fait que de mauvaises choses. J'avais un cancer bilatéral, les deux seins étaient touchés. Une intervention était donc nécessaire. 

Comment vous êtes-vous préparée mentalement avant de l'annoncer à vos proches et amis ?

Pour mes amies, j'ai envoyé un simple sms en expliquant que je ne pourrais pas participer à la soirée Miss t-shirt mouillé, car j'avais un cancer et que je devais subir une mastectomie. J'ai tourné cela en dérision. Pour mes parents, ce fut un petit peu compliqué. Je les ai vus s’inquiéter, ma mère s’est mise à pleurer.  A mes enfants, j'ai seulement expliqué qu'il n'y avait pas de souci  à se faire.

Vous avez choisi un atelier de peinture pour cette séance photo. Pourquoi ?

J'ai toujours été passionnée par ce loisir. Bon, je reconnais que je ne suis pas douée pour le dessin, alors quand je me retrouve devant une toile blanche, c'est pour faire de l'abstrait ! J'éprouve un réel plaisir de mettre mes mains dans la peinture, de dessiner avec les doigts. Quand je peins, ça me vide la tête...


Retrouvez l'intégralité de l'interview dans Ciné-Télé-Revue du 6 décembre.

Merci à Benjamin Spark (https://benjaminspark.com/) pour avoir ouvert les portes de son atelier.

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET