"Unité 42" : le vrai du faux

Patrick Ridremont et Constance Gay, un binôme efficace pour une série réussie. © Kim Sattler/Left Field ventures
Patrick Ridremont et Constance Gay, un binôme efficace pour une série réussie. © Kim Sattler/Left Field ventures

L'équipe de super-flics à la chasse aux cybercriminels caracole en tête des audiences télé. Parce qu'il y a beaucoup de vérité dans cette fiction ? Nous avons mené l'enquête !

Le dimanche, la Une vous donne rendez-vous pour deux épisodes de 52 minutes au sein de la Cyber Unité de la police fédérale. Parce que la criminalité opère dorénavant à travers les outils digitaux, les forces de l’ordre se sont mises à la page. Sam Leroy, campé par Patrick Ridremont, flic de la vieille école, se retrouve flanqué d’une geek explosive. Aucun ordinateur ne résiste à Billie, alias Constance Gay, ex-hackeuse.

Entre ambiance scandinave et belgitude revendiquée, "Unité 42" défile tambour battant sans baisse de régime. Et pour assurer le réalisme des intrigues déployées, la production s’est assurée de leur vraisemblance auprès de professionnels de la vraie Computer Crime Unit. "La scénariste a conçu les idées. Ensuite, j’ai participé à deux réunions pour confronter le synopsis avec l’approche de l’enquête, pour vérifier que cela tenait la route", confie Olivier Bogaert, commissaire de l’unité de l’arrondissement de Bruxelles. Gage de la qualité du produit, ses impressions positives sur la série : "C’est une manière de mettre en évidence que le numérique est devenu incontournable dans nos activités quotidiennes et que donc la police doit s’adapter. Evidemment, cela reste une fiction, c’est romancé, simplifié et pas simpliste, on n’est pas dans une approche strictement scientifique, mais si cela peut attirer l’attention des utilisateurs sur un certain nombre de comportements à risque, “Unité 42” est utile", valide Olivier Bogaert.

Mais comme tout bon enquêteur, votre magazine ne pouvait se contenter de certitudes. Nous avons passé au crible les lignes de force du scénario et les avons confrontées à la réalité avec cet expert.

Le fonctionnement de l’unité correspond-il à la réalité ?

"A Bruxelles, c’est une équipe qui compte 35 personnes. Dans chaque arrondissement judiciaire, au sein de ces unités de police judiciaire, comme il y a des équipes de stupéfiants, vous avez une Computer Crime Unit. Au-dessus des RCCU, se situe la structure têtière fédérale, la FCCU. La FCCU a un rôle de coordination à l’international et un rôle d’enquêteur lorsqu’il y a une attaque sur un environnement informatique dont on ne peut situer l’auteur. Ses membres sont chargés de déterminer si ce dernier est en Belgique ou à l’étranger."

L’investigation avance-t-elle à la vitesse grand V comme dans la série ?

"Les processus sont plus complexes dans la réalité. La série ne montre pas les interactions avec le magistrat, avec les différentes parties, les auditions, qui se font selon des procédures bien précises. Même si le support est numérique, l’humain intervient. Toute enquête policière s’appuie sur la psychologie de l’auteur, le fait qu’il peut commettre une erreur, avoir un moment de distraction, oublier quelque chose. Nous pouvons être confrontés à des structures organisées qui cherchent à faire de l’argent, mais aussi à des individus qui éprouvent le besoin d’exister aux yeux des autres en essayant de se mettre en valeur. Leur côté narcissique va les trahir et nous permettre de résoudre des affaires. Nous recherchons donc ces failles."

La suite de cet article est à lire aux pages 26 et 27 de votre "Ciné-Télé-Revue".

"Unité 42", le dimanche à 20 h 55 sur la Une et à revoir sur la plate-forme Auvio de la RTBF.


 


 


 


 

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