Tomer Sisley : « Les scénaristes ont créé ce personnage en pensant à moi »

 © Beaubourg/TF1
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L’acteur débarque dans une série inédite, où il incarne un médecin hors du commun. Impression à chaud avec le principal intéressé.

Comment décririez-vous votre personnage ?

J'interprète un médecin légiste en chef, le plus jeune et le plus doué de sa génération dans cette clinique. Il aime la vie, les sports extrêmes, sans oublier la gent féminine. C’est un homme très fiable et professionnel dans son travail.

De qui vous êtes-vous inspiré pour vous approprier ce rôle ?

Personne, car les scénaristes ont créé ce personnage en pensant à moi. C’est donc quelqu’un qui me ressemble un tout petit peu. En revanche, un professionnel est venu sur le tournage pour m’apprendre quelques trucs, comme ouvrir et recoudre un corps.

Avez-vous rencontré des difficultés lors du tournage ?

Honnêtement, non. Sur les scènes d’autopsies, la difficulté résidait dans le choix de ce que voulait montrer le réalisateur ou pas à l’écran. Aujourd’hui, on est capable de tourner une séquence en vous donnant vraiment l’impression qu’on est en train d’ouvrir un corps. Vous vous doutez que c’est faux, mais il faut donner l’illusion aux téléspectateurs. Ensuite, l’autre obligation était de ne pas être trop gore, mais réaliste. Je crois que c’est réussi. En plus, c’est une série diffusée en prime time, d’abord chez vous sur la RTBF et puis sur TF 1. Il y a des gros plans à éviter. (Rires.)

En quoi votre personnage est-il différent d’un vrai médecin légiste ?

(Silence.) Impossible de vous répondre. On est surtout parti de l’idée que l’on se fait de cette profession. Sur le plateau, il m’est arrivé de penser à un ami proche qui travaille dans le droit international. Il fait partie d’un groupe de réflexion à La Haye qui travaille sur de nouvelles lois dans le domaine des crimes contre l’humanité. Il est très respecté dans sa profession et, dans la vie de tous les jours, il est fan de planche à voile. Dans « Balthazar », je voulais donner la même image que lui. Au boulot, Raphaël est irréprochable et une fois la blouse remise dans le placard, c’est le roi des sports extrêmes.

Vous jouez avec Hélène de Fougerolles. Comment la relation va-t-elle évoluer avec elle ?

Sans vous dévoiler l’intrigue, la rencontre entre Hélène et Balthazar se fait sur le lieu d'un crime. Et je lance à un collègue : « Il paraît qu’il y a une nouvelle qui arrive, une super emmerdeuse ! » Même si Balthazar est un peu arrogant, il va finir par être touché par le travail d'Hélène.

Aurons-nous droit à une saison 2 ?

Oui. Je peux même déjà vous annoncer que je réaliserai probablement un ou deux épisodes.

La fiction est diffusée chez nous avant TF 1. Comptez-vous observer les audiences de la RTBF ?

Non, mais à mon avis, un collègue me les transmettra, comme cela se fait à chaque fois. Je n'ai pas les yeux rivés sur les audiences. Je n’y connais rien. Quant à savoir si la fiction est un succès sur la RTBF, ou si elle le sera en France, c’est la grande inconnue pour moi.

Léonie Locatelli

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