Tom Sizemore, James Woods et Mark Schwahn ("Les frères Scott") accusés à leur tour

Tom Sizemore et James Woods à leur tour pointés du doigt. ©WENN.com

Les suites du scandale Weinstein ne cessent de s’étendre à Hollywood. Après Kevin Spacey, Steven Seagal ou Ed Westwick, d’autres histoires refont surfaces.

En septembre dernier, avant les premières révélations qui allaient faire tomber le producteur Harvey Weinstein, un accrochage entre l’actrice Amber Tamblyn et le vétéran James Woods avait déjà eu lieu. Tamblyn avait carrément publié une lettre ouverte dans le magazine "Teen Vogue" dans laquelle elle racontait comment la star d’"Il était une fois en Amérique" l’avait sexuellement harcelée durant le tournage d’une série télé, alors qu’elle n’avait que 16 ans. Elle se plaignait aussi que la voix d’une femme semble toujours moins compter que la parole d’un homme. Mais ça, c’était avant… "Les femmes et moi-même en avons marre de jouer le jeux de la crédibilité. J'ai compris que plus nous ouvrons nos bouches, plus nos devenons une chorale. Et plus nous unissons nos voix et plus nous pouvons forcer les changements de tonalités", écrivait Amber. Des paroles prophétiques. Aujourd’hui, le nom de James Woods est ressorti à l’occasion d’une marche "#MeToo" (l’équivalent américain de #balancetonporc), ce dimanche à Hollywood. L’une des participantes à la manifestation n’était autre que l’actrice de la série "Weeds", Elizabeth Perkins, qui brandissait une pancarte "James Woods #MeToo". Perkins n’a pas ajouté de commentaire, mais les accusations aujourd’hui ne restent plus sans suite, comme c’était encore le cas en septembre, et on peut s’attendre à ce que James Woods soit mis sur la sellette très prochainement.

Le filet se resserre aussi autour de l’acteur Tom Sizemore. Si ses problèmes de drogues, de comportement violent , sa sex-tape ont depuis longtemps eu raison de la carrière du comédien si prometteur dans les années 90, "The Hollywood Reporter" révèle pourquoi l’acteur de "Heat" a été éjecté du tournage en Utah, en 2003, du thriller "Born killers" : l’une gamine de 11 ans engagée sur le film avait raconté à sa mère comment Sizemore s’était livré sur elle à des attouchements sexuels. Interrogés par le magazine américain, plusieurs membres de l’équipe du film ont confirmé que le renvoi de l’acteur était dû à ses allégations. Rien n’avait transpiré alors, mais la jeune a cette fois contacté un avocat pour voir si elle pouvait encore lancer une procédure judiciaire. L’agent de Sizemore a fait savoir que l’artiste ne tenait pas à faire de commentaire pour l’instant.

Mark Schwahn. © WENN
Mark Schwahn. © WENN

Un autre nom est aussi tombé ces derniers jours, celui de Mark Schwahn, moins connu du grand public mais qui compte dans la sphère télévisuelle américaine : il est notamment le créateur de la série "Les frères Scott". C’est la scénariste Audrey Wauchope qui la première a révélé avoir subi des attouchements inappropriés, sans nommer l’abuseur. Mais aujourd’hui, elle est rejointe notamment par les actrices principales de la série, à savoir Sophia Bush, Hilarie Burton et Bethany Joy Lenz, qui accusent Schwahn de harcèlement sexuel dans une lettre commune signée également par quinze autres femmes ayant participé à la série télé. Elle a été publiée sur "Variety" et est accablante : "Beaucoup d'entre nous ont été, à des degrés différents, manipulées psychologiquement et émotionnellement. Parmi nous, plusieurs sont encore sous traitement pour stress post-traumatique." Les actrices ont aussi créé le hashtag #burnitdownis ("brûle tout ma soeur") où elles poursuivent leurs révélations, avec le soutien d’amis et anciens collègues comme James Lafferty ou Lee Norris.

Louis CK. © Capture Vidéo
Louis CK. © Capture Vidéo

Louis CK en septembre balançait lui encore d’un revers de la main les accusations de harcèlement sexuel pourtant multiples qui le touchaient alors qu’il entamait la promo de son premier film comme réalisateur, "I love you, Daddy". Depuis, dans une grande démonstration de contrition dont Hollywood a le secret, le comique a fini par reconnaître la véracité des accusations : "Le pouvoir que j’avais sur ces femmes, c’est qu’elles m’admiraient. Et je me suis servi de ce pouvoir de manière irresponsable. Je ressens du remords pour mes actes. J’ai essayé d’en tirer les leçons. De m'en éloigner. Je suis maintenant conscient de leur impact. J'ai causé de la peine à ma famille, mes amis, mon enfant et leur mère." a témoigné CK. Avant d’annoncer qu’il allait prendre du recul. En effet : la sortie de son film est purement et simplement annulée aux USA. Ils viennent allonger la liste des artistes accusés de viol ou de harcèlement sexuels comme Kevin Spacey, Ed Westwick, Steven Seagal, et chaque jour un peu plus de noms !

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