Steven Spielberg ressuscite la guerre froide

Le réalisateur retrouve son acteur fétiche pour un hymne à la tolérance très inspiré.

Le jour où Steven Spielberg nous quittera, il y a de fortes chances que les magazines titrent sur la mort de "l’inventeur du blockbuster", du "pape de la pop culture des années 80". Plus rares seront ceux qui se risqueront à regretter l’un des derniers héritiers du cinéma politiquement engagé. Et pourtant ! Si Steven Spielberg, c’est le réalisateur des "Dents de la mer", de la saga des "Indiana Jones", des premiers "Jurassic Park" ; si c’est le producteur des "Poltergeist", "Goonies" et "Gremlins", c’est aussi l’homme derrière "La couleur pourpre", "Empire du Soleil", "Amistad", "La liste de Schindler", "Munich", "Lincoln"… Autant de jalons d’une réflexion profonde et humaniste sur des thèmes aussi durs que l’esclavagisme, la Shoah ou le terrorisme.A chaque film de divertissement répond presque systématiquement une œuvre "sérieuse". Très vite en fait s’est manifestée chez le père d'"E.T." la crainte de ne rester dans l’histoire que comme un cinéaste pop-

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