Stephan Streker: "Ma soirée aux César"

Avec son acteur Sébastien Houbani et Antoine Reinartz, César du meilleur second rôle. © Stephan Streker
Avec son acteur Sébastien Houbani et Antoine Reinartz, César du meilleur second rôle. © Stephan Streker

Si la 43e édition des César a célébré "120 battements par minute", la Belgique était joliment représentée aussi, grâce à "Noces", de Stephan Streker, qui nous a raconté sa soirée. Le maître mot : émotion !

Si la 43e édition des César ce 2 mars a vu se défier "120 battements par minute" et "Au revoir là-haut", avec la victoire du premier par un César d’écart, un autre match se déroulait dans la catégorie du meilleur film étranger, dont le résultat intéressait vivement les supporters belges. Le réalisateur et chroniqueur sportif Stephan Streker était en lice en effet avec "Noces" dans une poule très serrée comprenant notamment "La La Land" et "Dunkerque", mais aussi "Faute d’amour", du Russe Andreï Zviaguintsev, qui s’est finalement imposé. Qu’importe et bravo, Stephan Streker était déjà très heureux d'être parvenu aussi loin dans la compétition et se réjouissait surtout de passer une belle soirée pour dire adieu à son film, sorti voilà tout juste un an et qui a connu une incroyable carrière dans les festivals, avec une quinzaine de prix ramenés au bercail.



Cette semaine, vous pouvez découvrir dans votre "Ciné-Télé-Revue" la fabuleuse soirée de l’expert de "La Tribune" racontée par lui-même. Un grand moment, vécu sans stress… la plupart du temps: "Autant en foot, la compétition a du sens parce que tout le monde connaît la règle : gagne celui qui au terme du match a marqué un but de plus que son adversaire ; autant avec des œuvres cinématographiques, ça revient c’est comparer des pommes et des poires. En se retrouvant confronté à des auteurs aussi talentueux que Christopher Nolan ou Andreï Zviaguintsev, notre film a encore gagné en visibilité, et c'était vraiment le plus important. Se faire connaître est l’essentiel."

Olga Kurylenko, la plus belle femme du monde

Car il ne faut pas oublier que "Noces" n’est pas une bête à concours mais un drame d’une rare intensité à voir absolument, sur un thème révélateur des tensions de notre société, le mariage forcé. En plus d’un cinéaste de talent, il a aussi révélé des comédiens dont la trajectoire devrait encore s'affermir. Lina El Arabi, qui jouait la jeune Zahira Kazim, amoureuse pour son malheur d’un Belge alors que sa famille a arrangé un mariage entre Pakistanais ; Sébastien Houbani, qui joue son frère assassin d’honneur ; Aurora Marion, qui interprète la grande sœur de Zahira, celle qui a accepté le diktat parental et tente de convaincre la benjamine de faire pareil alors que dans son propre regard toute vie s'est éteinte.



Mais ce 2 mars, c’était avant tout la fête salle Pleyel, pour la remise des prix. "Pour être honnête, le jour même, je pensais être tout à fait détendu, mais au moment où Pierre Richard et Sophie Marceau sont entrés sur scène pour ouvrir l’enveloppe contenant le nom du gagnant, j’ai été soudain nerveux. Mais ça n'a pas duré. C’est mon film favori qui a remporté le trophée, et j’en suis très heureux", se réjouit Streker. "Mes plus grands moments d’émotion n'ont pas manqué. Il y a eu les discours de Jeanne Balibar et d’Antoine Reinartz, que j'ai trouvé très forts, très justes. Il a aussi de voir que Robin Campillo, le réalisateur de "120 battements", m’ait posé plein de questions sur Sébastien, mon acteur dans ‘’Noces’’. Il pourrait se retrouver bientôt chez lui. Ce genre d’événement permet de telles rencontres et c’est le plus important. Même si j’avoue que j’ai été aussi très ému en voyant Olga Kurylenko debout devant moi. Je crois que j’ai vu la plus belle femme du monde. Je comprends qu’on la veuille dans ‘’James Bond’’ comme chez Terrence Malick. Elle est magnifique."

Avant même la cérémonie, Stephan Streker très entouré par les chasseurs d'autographes. © Stephan Streker
Avant même la cérémonie, Stephan Streker très entouré par les chasseurs d'autographes. © Stephan Streker

A l'entrée de la salle Pleyel, le très convoité trophée. © Stephan Streker
A l'entrée de la salle Pleyel, le très convoité trophée. © Stephan Streker

Parfois, pour être sûr qu'on ne rêve pas, il faut des preuves. Comme un carton d'invitation à son nom. © Stephan Streker
Parfois, pour être sûr qu'on ne rêve pas, il faut des preuves. Comme un carton d'invitation à son nom. © Stephan Streker

Ce siège est à Stephan Streker, et personne d'autre! © Stephan Streker
Ce siège est à Stephan Streker, et personne d'autre! © Stephan Streker

Dans la salle, la concentration se lit sur les visages.
Dans la salle, la concentration se lit sur les visages. "Pour être honnête, le jour même, je pensais être tout à fait détendu, mais au moment où Pierre Richard et Sophie Marceau sont entrés sur scène pour ouvrir l’enveloppe contenant le nom du gagnant, j’ © Stephan Streker

La vue n'est pas trop mal! Ici pour voir Dany Boon sur scène. © Stephan Streker
La vue n'est pas trop mal! Ici pour voir Dany Boon sur scène. © Stephan Streker

Après la tension, le réconfort! Stéphan est entouré notamment par ses producteurs, Michael Golberg et Boris et Boris Van Gils et ses acteurs Sébastien Houbani (à l'extrême gauche) et Lina El Arabi. © Stephan Streker
Après la tension, le réconfort! Stéphan est entouré notamment par ses producteurs, Michael Golberg et Boris et Boris Van Gils et ses acteurs Sébastien Houbani (à l'extrême gauche) et Lina El Arabi. © Stephan Streker

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET