“The Sisters brothers” : Jacques Audiard en plein western

John C. Reilly et Joaquin Phoenix sont les frères Sisters pour Jacques Audiard. © The Searchers
John C. Reilly et Joaquin Phoenix sont les frères Sisters pour Jacques Audiard. © The Searchers

Le réalisateur de “Dheepan” quitte la jungle urbaine pour le western américain dans la bande-annonce de son nouveau film, avec Jake Gyllenhaal et Joaquin Phoenix.

Changement complet d’univers ou presque pour le nouveau film de Jacques Audiard, “The Sisters brothers”, dont la première bande-annonce vient d’être révélée. Cette fois, c’est sur dans les plaines du Far West que le réalisateur nous entraîne, en compagnie rien moins que de Jake Gyllenhaal, Joaquin Phoenix ou encore John C. Reilly !

Dheepan”, Palme d’or au Festival de Cannes en 2015 avait un parfum de western urbain, avec son personnage principal de guérillero tamoul tentant de mener une nouvelle vie en France mais rattrapé par la violence des banlieues.

Jacques Audiard franchit ici le pas en tournant pour son premier film américain une histoire de outlaws patibulaires poursuivis dans le grand Ouest du XIXe siècle à peine effleuré par la civilisation. Le pitch est alléchant : “Charlie (Joaquin Phoenix) et Eli Sisters (John C. Reilly) évoluent dans un monde sauvage et hostile. Leurs mains sont tachées de sang aussi bien de criminels que d’innocents… Ils n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. C’est leur métier. Charlie, le cadet, a ça dans le sang. Mais Eli, rêve d’une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour traquer un homme, entre l’Oregon et la Californie. Une poursuite implacable commence, qui va mettre en péril le lien qui unit les deux frangins. Peut-être finiront-ils par trouver un peu d’humanité en eux au bout de celui-ci…”

Jake Gyllenhaal dans
Jake Gyllenhaal dans "The Sisters brothers", le western made in America du Français Jacques Audiard. © The Searchers


La première bande-annonce fera réellement saliver tout fan de western. Ces héros sont affreux, sales et méchants. ils évoluent dans des paysages de forêts, de déserts et de villes à incendier. On sent l’influence de Clint Eastwood, des personnages borderline et violents, sans morale, capables de s'en prendre à une femme sans défense, avec des dialogues à l’avenant : “Tu es conscient que notre père était complètement cinglé et qu’on a son sang dans nos veines ?”, balance un Joaquin Phoenix à son frangin. “Ce sang, c’est grâce à lui qu’on est bons dans ce qu’on fait.” Tout un programme qu’on a hâte de découvrir, logiquement le 19 septembre en salle, juste après la Mostra de Venise que Jacques Audiard, malgré la Palme d’or et le prix d’interprétation donné l’an dernier à Joaquin Phoenix, aurait préférée au Festival de Cannes.

Jacques Audiard entouré de Jesuthasan Antonythasan,et  Kalieaswari Srinivasan en 2015, à Cannes, où vient de lui être décernée la Palme d'or pour Dheepan. Reporters / JLPPA
Jacques Audiard entouré de Jesuthasan Antonythasan,et Kalieaswari Srinivasan en 2015, à Cannes, où vient de lui être décernée la Palme d'or pour Dheepan. Reporters / JLPPA

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