Sara Mortensen : " Mon éviction de "Plus belle la vie" m’a surprise "

 © Patrick Fouque
© Patrick Fouque

La comédienne campe dans " Astrid et Raphaëlle " une archiviste de la police judiciaire aussi brillante que déroutante, atteinte du syndrome d’Asperger.

En acceptant de jouer une autiste, vous n’avez pas fait le choix de la facilité. Le challenge a-t-il fait partie de vos motivations ?

Jouer quelqu’un de différent, c’est toujours très excitant. Et lorsqu’il s’agit d’une personne avec une neuro-différence, une intelligence et une mémoire hors normes, c’est à la fois un défi à relever et une richesse d’avoir cette chance.

Jouer un tel personnage dans un film, c’est une chose, mais vous engager sur une série ne vous a-t-il pas fait peur ?

Quand j’ai lu le scénario du pilote, je n’avais qu’une envie, c’est que ça devienne une série. Et si l'on fait une saison 2, je serai encore plus heureuse. Je souhaite une très longue vie à Astrid. Oui, c’est beaucoup de concentration, mais c’est un bonheur quotidien. Elle est merveilleuse, Astrid, elle m’emmène vers des endroits où je n’étais jamais allée, je suis très heureuse avec elle.

Ce n’est pas facile non plus pour votre partenaire, Lola Dewaere. Votre complicité s’est-elle rapidement installée ?

Astrid va évoluer, une confiance va naître entre ces deux femmes et pour nous, en tant qu’actrices, elle va s’installer de jour en jour. Je m’appuie beaucoup sur Lola pour jouer et elle sur moi. Cette série, c’est la rencontre entre Astrid et Raphaëlle, mais c’est aussi celle entre Sara et Lola. C'est une très belle rencontre.

Votre mère, qui est actrice, est aussi au générique. Une satisfaction de plus…

Ça a été une jolie surprise. On avait envie de jouer ensemble depuis longtemps. C’était très agréable, d’autant plus qu’elle joue la mère d’Astrid. Ça fait doublement écho.

C'est elle qui vous a donné envie de faire cette profession ?

Pour avoir grandi dans ce métier, j’avais un certain recul, et je ne m’y destinais pas du tout. Pendant mes études, je me suis inscrite par hasard à un stage d’été au Cours Florent. Quand j’ai mis un pied sur les planches, j’ai été contaminée dans la seconde.

Est-ce votre engagement dans cette série qui a provoqué votre éviction de " Plus belle la vie " ?

J’ai demandé quelques mois off à la production, ils ont fait le choix de ne pas m’attendre.

Ça vous a vexée ?

Ce n’est pas le mot, mais surprise, oui, car on s’était dit oui.

Comment le public a-t-il réagi à cette éviction ?

Il y a des gens adorables qui me disent que je leur manque dans " Plus belle la vie ", mais qu’ils ont hâte de suivre les aventures d’Astrid.

Bernard Alès

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