Sandra Oh obsédée par une femme !

Loin de Cristina Yang, Sandra Oh compose ici une personnalité riche et complexe.  © BBC America
Loin de Cristina Yang, Sandra Oh compose ici une personnalité riche et complexe. © BBC America

De retour à la télé, l’ex Dr Yang de "Grey’s Anatomy" pourchasse une tueuse des plus cruelles dans la série "Killing Eve", à prendre comme une BD.

Quatre ans (eh oui, déjà!) après son départ de "Grey's Anatomy", Sandra Oh a fait son grand retour sur les petits écrans, outre-Atlantique, ce dimanche 8 avril à 20h. La Canadienne d’origine coréenne de 46 ans est en effet la star d'une nouvelle série de BBC America, "Killing Eve", dont nous avons vu "l'installation". Eve Polastri, son personnage, a un travail de bureau très terne au service de renseignement britannique - le fameux M15 -, mais trouve enfin l'occasion de mener l'enquête lorsqu'une tueuse à gage commet un meurtre horrible à Vienne. Cette dernière a pour nom Villanelle, elle "opère" partout en Europe et est une implacable machine à tuer. De préférence des hommes...

A la fin du premier épisode, les deux femmes se croisent dans les toilettes d’un hôpital, puis Villanelle frappe à nouveau sans qu'Eve puisse faire quelque chose. Une bourde qui lui vaut de se faire virer de son job ! On imagine que dans la suite, elle va se charger elle-même de mettre la main sur la belle sociopathe, devenue son obsession n°1. La réciproque est aussi vraie. Villanelle, brillamment interprétée par Jodie Comer (la révélation de "Thirteen") va commencer à fantasmer sur sa poursuivante, en demandant notamment à un coup d’un soir de porter ses vêtements et en rêvant de son abondante chevelure brune.

"Killing Eve", sanglant mais emballant !

Adaptation d’une série de romans de Luke Jennings, "Killing Eve" a été écrit, pour la télé, par la talentueuse Phoebe Waller-Bridge, à qui l’on doit déjà le génial "Fleabag" et qui a participé au scénario de "Solo", le prochain spin-off de "Star Wars" (sortie le 23 mai). Elle a dû adorer le fait que, pour une fois, après Sherlock et Moriarty, et Luther et Alice, ce soit une femme qui en chasse une autre. Autant prévenir : cette fiction présente des scènes ultra-violentes – avec un bistouri planté dans l’œil, par exemple -, mais à la limite de la BD. De surcroît, l’effusion d’hémoglobine est atténuée par un humour et une légèreté auxquels le jeu des deux comédiennes principales n’est pas étranger. Loin de Cristina Yang qu’elle incarna pendant plus de dix ans, Sandra Oh compose ici une personnalité riche et complexe, et aux accents très vrais. Soyons francs : "Killing Eve" est d’abord un divertissement qui n’a rien de plausible et "pousse un peu beaucoup". Mais il est assez croustillant.

Une deuxième saison est déjà sur les rails !

 

 

Jean-Philippe Darquenne, correspondant à Los Angeles.

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