Réseaux sociaux : la bienveillance y existe aussi !

Les réseaux sociaux c'est aussi de la positivé et des bonnes actions. #quedesbonnesondes © CTR
Les réseaux sociaux c'est aussi de la positivé et des bonnes actions. #quedesbonnesondes © CTR

Le 25 octobre, Ciné-Télé-Revue donnait le top départ au mouvement #quedesbonnesondes. En guise d’inspiration, nous vous proposons un tour d’horizon des initiatives altruistes qui y sont nées.

Ils ont repoussé les barrières de l'espace-temps en nous mettant en contact instantanément avec des proches loin de nous, nous font pénétrer dans le quotidien des célébrités, nous informent en temps réel de ce qui se passe aux quatre coins de la planète, ont simplifié les canaux de communication entre les personnes, ont donné à n'importe qui le droit de s'exprimer sur un sujet, mis en branle des chaînes de solidarité… Bref, les réseaux sociaux ont révolutionné nos vies, su se rendre indispensables. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il suffit de citer deux exemples. Instagram est le canal qui connaît le plus une croissance fulgurante, il a atteint le milliard d’utilisateurs, et son public est de plus en plus jeune. WhatsApp supplante désormais Messenger au rang de la messagerie instantanée préférée des familles, avec plus de 1,5 milliard d'utilisateurs mensuels actifs contre 1,3 milliard pour Messenger.

S’il nous était possible de faire un bond dans le passé, comme Marty McFly, de seulement trois années, nous constaterions le terrain qu’ont gagné les réseaux sociaux à la vitesse de l’éclair. Pourtant, nous avons vu les prémices de cette révolution. Arrêt sur image. Le 13 novembre 2015, les lieux où se retrouve la jeunesse parisienne sont transformés en bain de sang par les terroristes. Immédiatement, dans les arrondissements où ont lieu les fusillades, les habitants lancent sur Twitter le hashtag #PorteOuverte, invitant à accueillir les personnes en danger dans les quartiers. En quelques heures, il avait été retwitté 300 000 fois, ce qui était phénoménal à l’époque. La bonté se déployait dans l’espace virtuel face à l’enfer bien réel. Lors de la dernière attaque que connut Liège, quand après avoir poignardé deux policières, Benjamin Herman s’est réfugié dans une école de la Cité ardente, les témoignages de ceux qui ont vécu de près l’événement ont montré combien les réseaux sociaux avaient un rôle cathartique dans les drames. A chaque tragédie, attaque terroriste, cataclysme naturel, accident comme ce fut le cas de l’effondrement du pont à Gênes, en Italie, s’impose tel un réflexe le geste de poster un message, un dessin, un émoji de compassion en mémoire des victimes.

Clouer le bec à la malveillance

Le pire a comme pendant le meilleur, c’est aussi élémentaire que cela. Et cette règle universelle a investi l’immense Toile qui nous est devenue si familière. Tout un chacun a déjà liké, partagé, commenté un appel aux dons pour un enfant malade qui doit subir une intervention ou un traitement aussi lourd qu’onéreux. Parmi les célébrités qui sont sensibles au caritatif, le comédien Omar Sy n’est pas le dernier à utiliser sa notoriété 2.0 pour se faire le porte-voix des plus faibles. De partage en partage sur les comptes, l’effet boule de neige est garanti rapidement.

Les stars américaines nous en montrent divers exemples, toujours promptes à monter au créneau après avoir visionné une vidéo émouvante. On se souvient de celle, l’année dernière, de cet enfant autiste isolé à la cantine de son école. Une star du basket, Leah Paske, touchée par ce cliché, postait un texte plein de sensibilité sur Facebook. En quelques heures, la publication fut partagée tant de milliers de fois que le joueur a fini par venir en personne prendre le repas de midi en compagnie de cet enfant. Ou encore cette vidéo de Keaton, en pleurs, au bout du rouleau parce que ses camarades de classe le harcelaient quotidiennement, vues 22 millions de fois ! Illico, Justin Bieber, Rihanna, Katy Perry and Co se sont immédiatement indignés et ont soulevé une vague de soutien. Même s'il y a eu polémique par la suite sur le côté pas si naturel de la vidéo, cela ne change en rien que c’est typiquement le genre de belles histoires que peut nous réserver le Web.

Et en Europe ? En excluant le mouvement #MeToo et #BalanceTonPorc, et les traditionnelles In memoriam sur Instagram après le décès d’un artiste, les visages connus de la télévision francophone sont aussi capables de révolution virtuelle bienveillante. Les licenciements de Claire Chazal, David Pujadas et Patrick Sébastien ont remué la twittosphère. Chaque annonce a déclenché une volée de messages de soutien. Plus récemment encore, l’actualité du paysage audiovisuel a démontré combien les réseaux sociaux pouvaient faire office de levier contre l’injustice et la discrimination. Si Cécile Djunga n’avait pas exprimé en ligne sa souffrance par rapport aux remarques racistes dont elle est la cible, ce problème serait resté caché, n’aurait pas fait le tour du monde des médias et du Web. La bataille de notre Miss Météo n’aurait pas été portée par des grands noms de la télé française, n’aurait peut-être pas débouché sur les poursuites juridiques de ses agresseurs.

Même cas de figure avec Hapsatou Sy, victime, en septembre dernier, de propos racistes par Eric Zemmour dans l’émission de Thierry Ardisson, "Les Terriens du dimanche". Elle décida courageusement de publier sur les réseaux sociaux la scène coupée au montage. Elle s’attendait à des représailles. En réponse, elle fut inondée de messages d’amour de ses pairs. Le chanteur Slimane, lui, décida de porter le prénom de son amie sur les réseaux sociaux pendant une semaine, en guise de soutien.

Parmi les premiers à dégainer en cas d’attaques gratuites, violentes : Olivier Minne. Comme il l’a fait pour Hapsatou, il s’est porté au secours de Joyce Jonathan, participante du jeu "Fort Boyard" qu’il anime, lynchée par les internautes parce qu’elle n’avait ramené aucune clé à son équipe. Olivier Minne a coupé court aux langues de vipères par un tweet appelant à la bienveillance. "A partir du moment où ça devient méchant, avec des messages où on lui propose comme seule issue le suicide, là, j’ai pensé que c’était de ma responsabilité de dire à tous stop. Le problème du bashing sur les réseaux sociaux, c’est comme une mauvaise herbe invasive qui grandit rapidement. En quelques minutes, ça peut avoir contaminé des milliers d’internautes", explique-t-il. Il a trouvé le meilleur moyen pour clouer le bec à la malveillance. Parce que si le Web permet à la méchanceté de trouver une caisse de résonance, elle laisse l’espace tout autant à des chevaliers blancs d’émerger, et à quiconque de faire rayonner les valeurs de solidarité, de partage et d’entraide. D’humanité, simplement.

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