Prisca : « Travailler avec Claude François, c’était tout accepter »

Alors que ce 11 mars marque les 40 ans de la mort de Cloclo, nous avons retrouvé l’une de ses plus célèbres Clodettes, Prisca, qui nous décrit un homme à la fois caractériel, exigeant, voire cruel, mais aussi attachant et vulnérable.

Vous devenez Clodette à 16 ans. Et vous découvrez le professionnel d’une exigence sans limite, qui ne supportait pas la moindre défaillance chez les autres…

C’est vrai. Mais il était aussi avant tout très dur avec lui-même. Il ne pensait qu’au travail, obsédé par l’idée de s’améliorer, de se dépasser. Donc, forcément, il demandait beaucoup des autres. Mais cette exigence, on la retrouve aussi dans le monde de la danse en général. Quand j’étais à l’opéra de Paris, ils étaient pires que Claude. Donc, quelque part, ça ne me dérangeait pas. Mais c’est vrai que travailler avec lui, c’était tout accepter.

Dans votre autobiographie, « Danse ma vie » (Editions Fortuna), vous écrivez : « Il était cruel, mais je lui pardonne. » On a l’impression que vous entreteniez une relation d’amour-haine avec lui. Vous avez même démissionné plusieurs fois, avant de chaque fois revenir…

En fait, il avait un caractère entier. Quand il pétait un câble, ça vous faisait mal. Il avait besoin de se décharger sur les autres. Mais le lendemain, il rappelait pour s’excuser, car il était conscient qu’il était allé trop loin. Il fallait laisser passer l’orage et composer avec ses sautes d’humeur. Ça faisait partie du personnage. Après, c’est vrai qu’il pouvait être très blessant, c’est indéniable. Je l’ai vu virer une Clodette en pleine répétition, mais je ne sais pas ce qu’elle avait fait.

A plusieurs reprises, il a tenté de vous séduire en espérant que ça aille plus loin entre vous. Mais vous avez toujours refusé de coucher avec lui.

J’étais son style de fille. Il m’a renouvelé plusieurs fois ses propositions, mais j’ai toujours résisté. Claude aimait les femmes et son talent lui ouvrait presque tous les lits. Il avait besoin de ça pour se prouver qu’il existait. Mais je ne voulais pas de ça pour moi. Je ne voulais pas souffrir et je ne souhaitais surtout pas prendre le risque de perdre mon travail, car c’est sans doute ce qui se serait passé ensuite. Je savais que je n’aurais été qu’une passade. Ses compagnes ont beaucoup souffert de son côté volage.

Retrouvez l'interview complète de Prisca dans votre Ciné Télé Revue de cette semaine.

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