Paul Dewandre, le Covid-19 et le kayak

Paul Dewandre a tapé juste en évoquant les chamboulements de notre société. © Magali Bragard
Paul Dewandre a tapé juste en évoquant les chamboulements de notre société. © Magali Bragard

L’auteur du spectacle "Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus", a sorti un livre intitulé "La parabole du kayakiste" sur les défis du monde demain. Prémonitoire ?  Eclairant, en tout cas, à l’heure de la crise du coronavirus.

C’est ce qui s’appelle avoir le nez fin ! Paul Dewandre, l’auteur du spectacle "Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus", mais qui est économiste et ingénieur de formation, a sorti en février un livre intitulé "La parabole du kayakiste" qui décrit à travers une métaphore la transition de la société dans laquelle nous vivons. Un ouvrage qui, à  travers les images d’un kayak, d’un barrage, d’un lac et d’une rivière, explique pourquoi, dans le contexte économique et sociétal actuel, il est essentiel de revoir ses priorités pour construire sa vie et s’adapter au nouveau monde.

Evidemment, alors que la planète entière traverse une crise sanitaire sans précédent, ce livre prend tout son sens. Et encore plus depuis que notre première ministre Sophie Wilmès a incité quelque part les citoyens belges à se lancer dans la pratique du kayak en faisant de celui-ci l’un des premiers sports à nouveau autorisé chez nous.

Dans son livre, Paul Dewandre utlise le kayak comme une métaphore. "Imaginons que la vie s’apparente à une expédition en kayak", explique-t-il. "Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, la population, traumatisée par ces années d’incertitudes, a voulu faire comme les castors : construire un barrage sur le cours d’eau de la vie afin que tout le monde soit protégé des courants et des rapides. Aucun édifice n’est cependant assez solide pour résister indéfiniment aux évolutions technologiques, au renouvellement des générations, à la mondialisation ou encore au réchauffement climatique. La population d’après-guerre pensait avoir dompté la nature. Elle a fini par la saccager."

Heureusement, la fin d’un monde obnubilé par la croissance et le profit ne signifie pas la fin du monde. "En retrouvant la rivière, de plus en plus de kayakistes créent de nouvelles formes d’organisations sociales connectées et solidaires où la confiance, la bienveillance et la coopération prennent le pas sur le contrôle, le cynisme et l’autorité."

Pour Paul Dewandre, "la pandémie du Covid-19 et les conséquences économiques liées au confinement sont autant de bombes qui viennent d’exploser sur le barrage.  Elles ont provoqué de nouvelles brèches gigantesques qui vont engendrer, avec la récession que nous allons connaître, une accélération aussi soudaine que forte de la baisse du niveau du lac. Heureusement, cette pandémie nous permet aussi de prendre conscience de la capacité d’adaptation insoupçonnée de l’être humain.  De nouvelles solidarités se sont mises en place en quelques jours, des idées nouvelles fleurissent partout, des métiers dénigrés retrouvent leur sens. De nouvelles pratiques de travail sont inventées. Elles rejoignent tout ce qui est déjà fait depuis des années dans les domaines des énergies plus propres, de l’éducation bienveillante, de l’agriculture raisonnée ou encore de structures en réseau."

Le livre, qui permet de méditer sur ce monde de demain, est paru aux éditions Jouvence.

Un livre qui incite à réfléchir sur les transformations de la société. © Ed. Jouvence
Un livre qui incite à réfléchir sur les transformations de la société. © Ed. Jouvence

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