Pascal Vrebos chez les végans

"La relation à l'animal va connaître une mutation", prédit le journaliste. © RTL-TVI
"La relation à l'animal va connaître une mutation", prédit le journaliste. © RTL-TVI

Le grand habitué des interviews politiques revient ce soir avec son concept d’émission basé sur l'immersion. D'intéressants échanges de points de vue très dans l'air du temps.

Et donc, après l’amour, avec "Les enfants de Cupidon", vous nous parlez de l'arche de Noé…

L’émission traite surtout des relations que l’homme entretient avec les animaux ; elles peuvent être d’amour, d’intérêt, indifférentes. Le principe du concept reste le même, à savoir réunir des personnes aux opinions opposées qui ne se seraient jamais rencontrées. Ici, par rapport aux " Enfants de Cupidon ", nous abordons une vision du monde à travers des univers très dissemblables et peu compatibles. Malgré tout, autour de la table, autour des échanges d’arguments, il y a du respect et de l’écoute.

Qui avez-vous invité cette fois ?

Un chasseur et son traqueur, un couple d’éleveurs gaveurs de canards et un jeune couple de végans. J’ai suivi chacun de ces groupes du matin jusqu’au soir pour essayer de comprendre leur choix de vie.

C’est moins surprenant que "Les enfants de Cupidon"…

Détrompez-vous ! Participer à une chasse, assister à tous ses rituels, a été une vraie découverte pour moi. J’ai enfilé la tenue, marché, couru 8 kilomètres dans la forêt toute une journée pour suivre le chasseur, puis le traqueur avec les chiens. C’est très physique ! Le soir, je me suis écroulé de fatigue.

Chez les végans, c’est plus monotone…

Pas du tout ! Etant donné que ce monsieur travaille pour Greenpeace, nous l’avons suivi au boulot et nous avons vu comment il essayait de récolter des fonds. Nous nous sommes rendus aussi chez Animaux en péril, où il est bénévole. Et avons visité Birds Bay, le centre de revalidation de la faune sauvage, situé en pleine nature à… Louvain-la-Neuve, où des bénévoles soignent des oiseaux blessés.

On imagine facilement avec qui vous avez davantage évoqué le respect de l’animal…

Eh bien, avec tous, en fait. Et c’est ce qui m’a le plus frappé. Même chez les chasseurs existe ce sentiment, parce qu’il y a des règles très strictes, notamment une liste d’animaux qu’ils ne peuvent pas tuer. Ils essaient de faire souffrir l’animal le moins possible, ils ont des arguments écologiques.

Abordez-vous les récentes avancées des connaissances en matière d’intelligence animale ?

Bien entendu ! Je suis convaincu que les découvertes neurologiques, chimico-biologiques, comme sur l’ADN, éthologiques, c’est-à-dire comportementales, notamment chez les grands singes, et celles sur la physique quantique amèneront à voir changer la relation que nous avons avec l’animal. A mon avis, nous ne sommes qu’au début de cette mutation. La prochaine étape sera une redécouverte du monde végétal, qu’on connaît mal.

Et vous, vous sentez-vous proche de nos compagnons à quatre pattes ?

J’ai toujours eu des chats dans ma vie. C’est un animal attachant, autonome, poétique et à la fois mystérieux et indomptable. Depuis longtemps, je suis très intéressé par l’éthologie, parce que l’animal fait partie du vivant. Je crois que la science va nous faire prendre conscience que nous sommes très liés, et cela nous entraînera vers une évolution culturelle.

Après Noé, quelle autre déclinaison de la Bible ou de la mythologie avez-vous dans vos cartons ?

Ah, ah ! Laissez-moi d’abord terminer 2017 ! Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a des projets.

"Les enfants de Noé" , vendredi 15 décembre, 19 h 45, RTL-TVI

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