Pablo Andres dans "Champion" : "J’incarne un footballeur gay"

Pablo Andres fait quelques infidélités à RTL en apparaissant dans « Champion », la nouvelle série de la RTBF. © Nicolas Velter
Pablo Andres fait quelques infidélités à RTL en apparaissant dans « Champion », la nouvelle série de la RTBF. © Nicolas Velter

L’humoriste troque le sifflet de l’agent Verhaegen contre des crampons de footballeur le temps des deux premiers épisodes de "Champion" attendus ce soir sur la RTBF.

Vous interprétez un footballeur nommé Cocu. Qui est-il ?

C’est un joueur de football gay. Dans ce milieu assez macho, il est tiraillé entre le risque de perdre son petit ami s’il ne fait pas son coming out et celui de devoir vivre un transfert dans un grand club en Italie. Ce personnage est fort éloigné de ce que je fais en tant qu’humoriste, je suis beaucoup plus dans la retenue.

Comment avez-vous intégré le casting ?

L’été dernier, j’ai passé un casting pour le rôle de Fab, le meilleur ami du héros, incarné dans la série par Joffrey Verbruggen. Cela ne s’est pas fait, pour plusieurs raisons. Le directeur de casting est revenu vers moi un peu plus tard pour me proposer le rôle de Cocu, qui n’apparaît que dans deux épisodes.

Vous aviez déjà joué dans une série ?

A part dans quelques courts métrages, jamais. J’ai une formation de comédien, j’ai joué au théâtre du Shakespeare, "Roberto Zucco" et beaucoup d’autres pièces. Je me suis assez vite dirigé vers la comédie. Il faut savoir changer de registre, se mettre en danger. J’ai tourné les séquences de « Champion » en quatre à cinq jours, c’était très difficile pour moi. J’ai beaucoup flippé, j’ai même encore du mal à me voir sur écran.

Ce rôle vous a-t-il donné envie de jouer dans d’autres séries ou même au cinéma ?

Absolument. Je ne veux pas m’enfermer dans mon personnage d’humoriste. Une carrière comme celle de François Damiens m’inspire, même si je ne me compare pas à son talent. Je n’estime pas avoir été au bout des choses en tant qu’humoriste mais j’ai d’autres envies, d’autres moyens d’expression. Je n’arrête évidemment pas la scène, je prépare notamment un nouveau spectacle, qui ira probablement encore plus loin que ce que j’ai déjà pu faire auparavant.

"Champion", ce soir à 20 h 20 sur la Une.

Géry Brusselmans

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET