"Once upon a Time... in Hollywood" : il était une fois Brad et Leo

Nous avons rencontré Brad Pitt et Leonardo Di Caprio, les deux stars du nouveau Tarantino qui sort ce mercredi © Reporters
Nous avons rencontré Brad Pitt et Leonardo Di Caprio, les deux stars du nouveau Tarantino qui sort ce mercredi © Reporters

Rencontre au sommet, à Los Angeles, avec le réalisateur et ses stars, Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et Margot Robbie

"Once upon a time in… Hollywood" arrive enfin ce 14 août dans nos salles. Et personne ne pourra rester indifférent à son ton très personnel et à ses chemins de traverse qui, fatalement, conduisent à un bain de sang final. Ses deux personnages centraux mènent leur carrière à Los Angeles, en février 1969. Le premier, l’acteur Rick Dalton, joué par un Leonardo DiCaprio à nouveau bluffant, voit "Bounty Law", la série western dont il est la star, passer à la trappe. Son alcoolisme n’y est pas pour rien. Le second, le cascadeur Cliff Booth, un Brad Pitt excellent comme jamais, doublure et meilleur ami de Rick, est déjà un vétéran du Viêt-nam. Il vit dans une caravane pourrie et a, probablement, tué sa femme…

 

 

Un duo de stars qu’on ne peut imaginer réunies que pour Quentin Tarantino, lui qui peut se permettre de donner un second rôle à Al Pacino. "Cela faisait longtemps que je voulais faire un film qui se passe dans le monde du cinéma, comme “Chantons sous la pluie” ou “La fureur du danger”, nous explique le cinéaste. "Je voulais également tourner quelque chose dont l’action se situe dans le Los Angeles de mon enfance. Rick et Cliff m’ont été inspirés par un acteur plus âgé qui a joué dans un de mes films et avait insisté pour que je donne du boulot à son pote cascadeur."

“Je vis en permanence dans la nostalgie” (DiCaprio)

"Je suis très fan des films sur Hollywood, et le point de vue de Tarantino sur le sujet est très singulier", embraye Leonardo. "J’aime le regard voyeur qu’il a posé sur ces types issus de la classe ouvrière qui sont passés à côté de la culture et que l’industrie du cinéma a plantés là. Avec sa coupe de cheveux banane, Rick est un produit des années 50, le genre de héros bien ciselé. Mais l’ère des réalisateurs arrive, l’heure est aux hippies androgynes et à l’expérimentation. Il ne trouve plus sa place dans cette nouvelle époque, et c’est pareil pour Cliff." 

Clairement, Nick et Cliff symbolisent le passé, et Sharon Tate, l’avenir… Sous les traits de la sublime Australienne Margot Robbie, on la suit dans son quotidien entre fêtes au manoir Playboy et virées en décapotable. Autant d’images de vie, de liberté et d’insouciance que Tarantino fige pour l’éternité et fait triompher de la réalité sordide qui devait la rattraper. "Quand je m’imaginais en train de tourner pour Quentin, je me voyais avec des armes, en train de me bagarrer couverte de sang et lâcher des gros mots", nous raconte Margot. "Du coup, c’était vraiment trop drôle de tourner des scènes de shopping ou dans une chambre de bébé."

“Il n’y a rien du passé qui me manque” (Pitt)

Dans le même ordre d'idées, le film va faire regretter à plein de monde de ne pas avoir connu le Hollywood d’il y a un demi-siècle. "Moi, je ne regarde que des vieux films et n’écoute que de la vieille musique", confie Leonardo. "Je vis en permanence dans la nostalgie. J’aime les histoires des films d’autrefois, leurs dialogues, si intelligents, si vifs et drôles. Le mot de la fin revient à Brad Pitt, tourné vers l’avenir : "C’est sûr, les choses ne sont plus les mêmes. On peut regarder des films sur de tous petits écrans, et à côté de ça, les studios n’arrêtent pas de produire d’énormes blockbusters. Et puis, il y a la nouveauté de la vidéo à la demande. Plus de talents peuvent faire leurs preuves, des choses différentes et plus osées sont tournées. Le changement est constant et, personnellement, je suis pour ! L’évolution, ça me va. Il n’y a rien du passé qui me manque."

Une interview à retrouver en intégralité dans votre Ciné-Télé-Revue de cette semaine. 

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET