"Nightflyers" : le vaisseau de l'horreur

La série s'ouvre avec la belle Gretchen Mol alias Agatha Matheson dans une situation sans issue... /D.R
La série s'ouvre avec la belle Gretchen Mol alias Agatha Matheson dans une situation sans issue... /D.R

Un autre roman de l'auteur du "Trône de Fer" a été adapté pour le petit écran. Mélange d'horreur et de science-fiction, le résultat, attendu sur Netflix, est extrêmement lugubre.

Ce dimanche 2 décembre, la chaîne américaine Syfy a dégoupillé la mini-série "Nightflyers", adaptation du roman "Le Volcryn", paru en 1980 et signé George R. R. Martin, lequel est évidemment l’auteur du "Trône de Fer", devenu "Game of Thrones" à la télé. Mélange de science-fiction et d’horreur, "Nightflyers", c’est l’odyssée mouvementée de huit hommes et femmes à bord d’un vaisseau spatial qui, en 2093, espèrent entrer en contact avec un type d’extra-terrestres capables de sauver notre bonne vieille Terre, à l’agonie à cause du changement climatique.

Le premier épisode

La série commence, visiblement, par sa fin, alors que le Dr Agatha Matheson (Gretchen Mol) est la seule survivante du carnage perpétré, à la hache, par Rowan (Angus Sampson), le biologiste de l’expédition, qui a déraillé et zigouillé tout le monde. Puis, bond en arrière dans le temps : on arrive au moment où l’astrophysicien Karl O’Branin (l’Irlandais Eoin Macken, pas extraordinaire comme acteur),  annonce à sa femme qu’il part dans les étoiles et va la laisser ainsi que leur petite fille Skye pendant deux ans. Après avoir assisté au départ très secoué du Nightfly, on fait connaissance avec ses occupants. L’un d’eux, Thale (Sam Strike), est un puissant télépathe qui peut faire – et fait – de gros dégâts en n’utilisant que son mental. Rapidement, on a plusieurs illustrations terrifiantes de son pouvoir… Karl croit qu’il est le responsable des images déstabilisantes qu’il voit régulièrement de sa fille… Mais les choses sont plus compliquées, et on comprend qu’en réalité, le vaisseau est hanté, habité par une mystérieuse présence par laquelle le sang n’a pas fini de… gicler.

Ce qu’on en pense

D’entrée de jeu, Angus Sampson, barbu, comme possédé et qui frappe une hâche à la main, fait penser à Jack Nicholson dans "The Shining". En cours de route, cette série s’apparente aussi à "Aliens" et surtout au film "Event Horizon" (1998) de Paul W.S. Anderson. En toute honnêteté, ce dernier est beaucoup plus recommandable que ce "Nightflyers", qui ne manque pas de réalisme et est soigné visuellement, mais s’avère ultra… plombant ! On connaît la tendance de Martin à plonger dans le noir ses histoires et ses personnages, mais ici, c’est particulièrement sombre, lugubre, sanglant, confus. Pas un rayon de soleil ne passe, et pour souffler un peu, on a juste une ébauche d’ébats entre deux femmes, Mel et Lommie (Jodie Turner-Smith et Maya Eshet). En plus, la narration est trop répétitive. Bref, il faut bien du courage et de la motivation pour ne pas décrocher, ce qu’on a fait au bout de deux épisodes. Tant pis pour les huit autres.


Si vous tenez quand même à embarquer, "Nightflyers", qui compte George R. R. Martin parmi ses producteurs exécutifs, arrive incessamment sur Netflix.

 

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