MIPE, le youtubeur français qui scanne les Belges

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RTL vous réserve trois soirées sans tabou autour de l’intimité. Aux côtés de Julie Taton et du sexologue Pascal De Sutter, ce Bordelais apporte sa dose d’originalité.

Vos vidéos "Un Français en Belgique" font le buzz depuis un moment. Sommes-nous si exotiques qu’il fallait créer des capsules pour nous décrypter ?

C’est vrai que les Belges se sentent proches des Français, on est comme des cousins, mais il y a quand même toujours une rivalité entre nous : la France a longtemps lynché la Belgique avec ses blagues. Ça a disparu, mais je sens que les Belges ont toujours cette petite rancœur. D’un autre côté, nous, Français, ne pensons jamais à passer nos vacances en Belgique alors que c’est un pays dépaysant, génial et avec une culture extra.

Qu’est-ce qui fait qu’on est si bien dans notre pays ?

Il y a une sincérité ici, par rapport à la région bordelaise d’où je viens et où les gens sont superficiels. Le Belge est vrai.

Qu’est-ce que les Français devraient adopter de belge alors ?

Par exemple, quand un Belge tend la main pour rendre la monnaie, il dit naturellement « S’il vous plaît ». Ces petites formules de politesse qu’on n’entend pas en France ne coûtent rien mais illuminent ta journée.

Vous n’avez pas 25 ans et êtes connu. C’est le pied d’être youtubeur ?

C’est clair que le buzz de mes vidéos m’a permis de faire des rencontres super-cool, c’est une chouette aventure humaine. Maintenant, faut pas croire que les youtubeurs gagnent tous très bien leur vie. Moi, je suis obligé de cumuler avec des petits boulots à côté. Les rémunérations, cela passe par des sponsors qui me demandent de faire une vidéo liée à leur produit. Mais je ne touche pas d’argent via la pub en fonction des vues.

Quel sera votre rôle dans ces trois émissions ?

Le magazine sera décliné à 360 degrés : à la télé, en radio et sur le Net. Et moi, je suis le lien entre l’émission et la plate-forme numérique. Dans l’émission, j’ai fait des micros-trottoirs à Charleroi, Bruxelles, Liège et Louvain-la-Neuve. Mon rôle a été de poser des questions un peu plus piquantes pour avoir un aperçu plus global, j’ai sondé tous les âges.

Et dans le champ affectif, nous, Belges, sommes différents des Français aussi ?

Quand je suis arrivé en Belgique, j’ai eu l’impression que les filles ici étaient plus ouvertes, plus directes. Par exemple, quand une Belge dit à un Français : "Viens manger un bout chez moi et après on partira en soirée", le Français le comprend comme une invitation à aller plus loin, considère comme acquis qu’elle veut qu’ils finissent la soirée ensemble d’une autre façon… En fait, c’est une mauvaise interprétation : les Belges n’ont pas d’arrière-pensées. Mais d’une manière générale, les Belges sont plus libres et ouverts d’esprit, il suffit de voir quand le mariage homosexuel a été légalisé ici.

Participer à cette émission vous a éclairé sur l’amour ?

En fait, je suis sorti des enregistrements complètement perdu parce qu’il y a autant de points de vue sur la question que de personnes. Dans le contexte actuel, du #balancetonporc, du féminisme extrême, c’est compliqué pour les garçons. On est un peu paumés. Par exemple, parlons de la galanterie. Elle peut être considérée comme un comportement macho, alors que moi, quand je suis galant, c’est dans le but de faire plaisir, mais c’est parfois mal perçu.

"Les Belges, l’amour et le sexe", ce soir à 19 h 45 sur RTL-TVI.

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