Marie Gillain : "Je me suis inspirée de Denise Fabre"

 © Philippe Leroux/FTV
© Philippe Leroux/FTV

L’actrice liégeoise se transforme en femme-tronc dans "Speakerine", la nouvelle série événementielle de France 2. Une plongée dans l’univers de la télévision des années 1960.

Qu’est-ce qui vous a plu d’emblée dans le scénario de cette fiction télé ?

La complexité de tous les parcours, mais aussi la dimension romanesque de cette histoire, l’intrigue policière, les jeux de pouvoir dans les coulisses du monde de la télévision, les liens familiaux, les questions de couple… La force de cette série, c’est qu’on a un mélange très habilement construit de tous ces genres.

Vous incarnez Christine Beauval, speakerine-vedette de la RTF, la chaîne généraliste de l’époque. Adulée par le public, en coulisses, elle est plutôt jalousée, voire détestée. Pourquoi ?

Car en tant que personnage public, elle suscite autant d’engouement, de passion que de haine. A l’époque, la speakerine incarnait la ménagère. Toutes les téléspectatrices pouvaient s’identifier à l’une de ces femmes.

Avez-vous jeté un œil sur YouTube pour visionner certaines annonces de speakerines ?

J’ai vu des images d’archives de jeunes femmes qui quittaient la province afin de passer un casting de speakerine. C’était touchant. J’ai regardé pas mal d’extraits de Jacqueline Huet, visage phare de la RTF. Je me suis inspirée de Denise Fabre pour son côté doux. Régulièrement, avant de préparer mes annonces dans la série, je me repassais un petit passage d’une autre figure emblématique de la télévision française, Catherine Langeais, afin d’adopter ce phrasé très lent, où tous les mots sont détachés, et cet accent propre aux années 1960.

Que regardiez-vous à la télévision lorsque vous étiez enfant ?

A la maison, nous avions la télévision en noir et blanc dans la chambre de mes parents, où, en hiver, il faisait -5 °C . J’ai tout de même suivi “Lollipop”, avec Philippe Geluck et la sorcière Malvira. Comme ma maman est une passionnée de jardin, nous avons beaucoup regardé le dimanche soir “Le jardin extraordinaire”, que présentait Arlette Vincent.

Vous souvenez-vous d’une speakerine belge ?

Oui, de Dominique Wathelet. En fait, je n’ai pas beaucoup de culture télévisuelle. Pour tout vous dire, j’ai découvert “Santa Barbara” dans le hall d’une résidence quand j’étais en vacances au ski en famille. C’est là que j’ai vu mes premiers soaps américains.

"Speakerine", ce soir à 20 h 55 sur France 2.

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