Laurent Lamarca : "J’ai travaillé avec les Fréro Delavega"

Laurent Lamarca cartonne avec son "Vol des cygnes", une chanson positive, à son image  © Ciné-Télé Revue
Laurent Lamarca cartonne avec son "Vol des cygnes", une chanson positive, à son image © Ciné-Télé Revue

"Le vol des cygnes" : ce titre folk et entêtant tourne en boucle sur les ondes. Rencontre au NRJ Music Tour de La Louvière avec son interprète, Laurent Lamarca, un artiste chaleureux et naturel, à l’image de sa musique.

Vous connaissez en ce moment un joli succès avec "Le vol des cygnes". Comment est né ce morceau ?

C’est marrant car c’est une chanson que j’ai co-écrite avec une amie qui s’appelle Hélène Pince. Juste avant de l’écrire, on s’était un peu fâché car on n’était pas d’accord sur la façon de travailler. Personnellement, j’ai l’habitude de prendre les textes, les découper dans tous les sens. Elle devait en avoir un peu marre et du coup, elle m’a envoyé un mail suite à nos discordes et son mail était beau (Rires). Comme une déformation professionnelle, quand elle écrit un mail, on a l’impression qu’elle écrit une chanson. Il y avait des phrases dedans que je trouvais jolies, donc je les ai reprises et ai commencé à jouer une mélodie sur ma guitare, que j’aimais bien. Mais j’en ai changé le sens : au lieu de dire qu’elle partirait toute seule faire autre chose ailleurs, j’ai dit qu’on partirait en fait tous les deux. Donc, ça a donné une pré-chanson, qui s'appelait "En Argentine" à la base, que je lui ai envoyée. Elle l’a trouvée cool, donc elle a travaillé dessus, elle me l’a renvoyée et ainsi de suite. Petit à petit, est né "Le vol des cygnes".

A ce single est venu se greffer l’album, sorti fin mars, "Comme un aimant". On y retrouve des titres positifs à la guitare, aux influences folk. Qu’est-ce qui vous plaît là-dedans ?

A la base, c’était le sens des mots qui m’importait et j’avais envie de faire un album positif et pointer du doigt ce qui va bien. Je trouve que les médias racontent surtout ce qui ne va pas. Je ne suis pas forcément contre cela, mais raconter les choses agréables de la vie, cela me manquait. Donc, j’ai voulu faire un album dans cette continuité-là, pour faire du bien. Alors, assez naturellement j’ai été piocher dans la folk qui est une musique que j’ai beaucoup écoutée étant enfant. Puis, je trouve que ce genre se prête bien à raconter des choses engagées et en même temps voyager dans un univers assez chaleureux. Ca collait bien avec les mots que j’avais choisis.

Et quel(le)s sont justement vos influences ou artistes du moment ?

Pour moi, ce sont deux questions différentes car je fais de la folk, mais après, en ce moment, j’écoute beaucoup de hip-hop, donc l’opposé. Mais en même temps, les deux se rejoignent car je trouve que dans la musique urbaine, il y a de belles choses comme l’écriture. J’aime cette idée de raconter le quotidien, je trouve que c’est plaisant à écouter et puis, il y a une certaine poésie à partager. A côté de ça, je suis très influencé par touts ces musiciens parisiens comme Pomme, Ben Mazué. J’ai aussi travaillé avec les Fréro Delavega. Entre nous, on se fait écrire nos chansons, relire nos textes et c’est très inspirant.

A choisir, vous préférez le studio ou la scène ?

Ca c’est très facile, je préfère mille fois la scène. C’est assez grisant de jouer nos chansons tous les soirs, d’avoir du concret en voyant les gens en face. La scène représente ce côté très immédiat qui me correspond, car je suis quelqu’un d’assez instinctif. Le studio est beaucoup plus cérébral, parfois ennuyeux, comme si on était enfermé dans une cave. Moi j’aime l’idée de tourner et rencontrer le public. Je fais du studio, pour faire de la scène au final.

L'album de Laurent Lamarca, "Comme un aimant", est disponible depuis fin mars. Il sera en concert chez nous au Botanique, à Bruxelles, le 17 octobre 2018. 

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