Lara Fabian : "Je reviendrai habiter un jour en Belgique"

Lara sera en concert à Forest National le 9 juin. © Filip Van Roe
Lara sera en concert à Forest National le 9 juin. © Filip Van Roe

La chanteuse, qui n’habite plus chez nous, vient de sortir "Camouflage", son premier album en anglais depuis plus de 10 ans.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de réitérer l’expérience d’un disque dans la langue de Shakespeare ? Le goût du défi ?

Non, en fait c’est dans mon ADN. J’ai un papy qui est né à Chicago. C’est une langue que j’entends depuis que je suis toute petite. J’ai vécu aussi 15 ans au Canada. L’anglais a toujours été présent dans mon parcours. Je ne me suis donc pas levée un matin en me disant que je voulais refaire un opus en anglais. Par contre, musicalement, il y avait un vrai désir d’être en lien avec ce qu’il y a de plus contemporain. Il faut évoluer avec son époque. Je suis issue des années 90, une ère de chansons avec d’immenses déploiements, de grands arrangements. Et même si j’ai eu un grand succès avec ce style de musique, aujourd’hui, en termes d’orientation, je voulais aller vers quelque chose de plus electro-pop. Je me suis entourée d’une équipe suédoise très douée qui m’a permis de me diriger vers ce style que j’écoute aussi.

Vous viviez jusqu’ici à Waterloo. Vous avez cependant quitté la Belgique à la fin de l’année dernière pour partir à Marbella, en Espagne. Pour quelles raisons ?

Je souhaitais finir l’écriture de l’album et pour ça, j’avais besoin de lumière. On est donc partis en famille. J’ai vendu ma villa à Waterloo. Mais maintenant, je repars pour le Québec, où je deviens coach dans la version canadienne de "The Voice", et ensuite, il y aura la tournée. Voyager, c’est la nature de ma vie. Et puis, je sens que ce sont les deux ou trois années où ça va bouger énormément. Après, je me poserai à nouveau, surtout une fois que Lou entrera en secondaire. Mais pour l’instant, elle me suit partout où je vais.

Ce n’est pas trop difficile pour elle de changer comme ça de pays ?

Non. Elle est cool. C’est mon héroïne. En outre, elle a une pédagogie active. C’est une montessorienne. Il y a des écoles Montessori dans le monde entier. Et c’est génial, car ça lui permet de suivre sa scolarité. Après, bien sûr, ce n’est jamais facile de quitter ses copines. Mais elle a un peu hérité de mon âme de globe-trotteuse…
 

Vous pourriez néanmoins un jour vous réinstaller chez nous ?

C’est plus que probable. La Belgique, c’est mes racines. Quand je passe les portes de Zaventem, mon premier réflexe, c’est de me dire que je suis chez moi.

Retrouvez la suite de l’interview de Lara Fabian dans le "Ciné-Télé-Revue" actuellement en librairie.

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