"Alad’2" ? « Un petit bout de "H" » pour Jamel Debbouze

Kev Adams face au méchant Jamel Debbouze dans "Alad'2". © Pathé films
Kev Adams face au méchant Jamel Debbouze dans "Alad'2". © Pathé films

En attendant leur retour sur la scène belge, Kev Adams et Jamel Debbouze s’affrontent depuis ce mercredi en salles dans "Alad'2" ! Une suite au succès assuré pour un duo bien huilé.

En 2015, "Les nouvelles aventures d'Aladin" était le plus gros carton de l'année du cinéma français. On y découvrait Kev Adams en jeune gars un peu paumé dans sa vie et ses amours, coincé par une bande de gosses, à qui il se mettait à raconter une version revue et surtout pas corrigée de l'histoire du célèbre voleur de Bagdad. Une suite était inévitable.

Dans "Alad'2", on retrouve Kev Adams un peu moins paumé dans sa vie - il a les moyens de prendre l'avion -, mais complètement largué en amour: il s'est fait planter par la belle Sofia (Vanessa Guide). Coincé pour de longues heures sur son siège, Sam, son personnage, reprend l'histoire d'Aladin pour se distraire l'esprit. Son auditoire cette fois est un gamin, voisin de siège, qui n'en a rien à fiche des "Mille et une nuits". Mais qu'importe... Son double, Aladin, devenu prince consort de la belle Shallia, se voit cette fois contraint de fuir en quatrième vitesse un mortel ennemi, Shah Zaman, qui veut prendre le pouvoir et "s'épouser la princesse".

Pour camper ce méchant, Jamel Debbouze ! Avec le choix de Ramzy en génie félon face à Eric le génie d'Aladin, cette façon de reconstituer la bande de la série humoristique "H" est la bonne trouvaille de cette suite, qui ne devrait avoir aucun mal à trouver son public.

Si on se moque un peu de l'histoire, il y a des vannes et un Kev Adams qui se prend de plus en plus pour un acteur de comédie musicale... Nous en avons parlé avec les deux stars dans le Ciné-Télé-Revue paru ce jeudi 4 octobre. Extraits...

Vanessa Guide, la princesse que veut
Vanessa Guide, la princesse que veut "s'épouser" l'infâme Shah Shazam. © Pathé films

Ramzy Bedia, le génie de la lampe au service du mal. © Pathé films
Ramzy Bedia, le génie de la lampe au service du mal. © Pathé films

Kev, venir avec la suite du plus gros succès du cinéma français de 2015, ça met la pression ?

Oui ! Mais elle n’est pas la même que pour les films que je porte en solo. J’ai invité Jamel comme on invite un bon pote à une fête. Du coup, j’ai l’angoisse que les résultats ne soient pas à la hauteur, mais plus pour lui que pour moi. Je me sens responsable. J’ai envie que Jamel se dise que, quand je l’appelle, c’est pour des bons plans, pas un truc pourri !

Jamel : Pour moi, par contre, c’est un "un" ! J’ai voulu prendre du plaisir, goûter ma chance de pouvoir faire un métier où l'on se déguise. Franchement, en Shah Zaman, je me kiffe trop. J’espère que le plaisir sera contagieux.

Kev, en invitant Jamel, Eric et Ramzy dans votre univers, vous reconstituez en même temps la bande de H.

C’est ça qui est génial. Pour moi, c’est le principe même d’un film choral. On est venus avec nos propres univers mais pour se mettre au service de personnages très différents, qu’on s’approprie. L’important est que pour le spectateur, ça paraisse évident, comme si c’était nous

Kev invité dans l’adaptation ciné de "H", ça ne vous tente pas ?

Kev : Cest un des seuls projets où, si on me le proposait, je dirais de garder le truc tel qu’il est, de ne pas y toucher. Qu’est-ce que je viendrais faire là-dedans ? Moi-même, j’aurais envie de voir la bande d’origine, pas moi.

Jamel : Pour les gens, ce serait trop déceptif. On ne pourrait plus les surprendre. On a laissé une belle trace avec cette série, et c’est bien comme ça. Pour moi, c’est ce que j’ai fait de mieux. "H" appartient à une époque. Si on revenait avec un film aujourd’hui, ce ne serait qu’un coup commercial, on ne serait pas surprenants. Dans "Alad’2", on surprend. Au fond, c’est un petit bout de "H" ! Ceux qui veulent voir "H" au cinéma, ils n’ont qu’à venir voir "Alad’2" !

Kev, vous allez finir par faire une comédie musicale, à force d’intégrer des scènes de chanson dans vos films.

Kev : J’adorerais ! Mais vraiment ! Je suis en train de changer de manager et bon…

Jamel : Mais c’est signé, il va jouer dans un Disney ! (Rires.) J’adorerais être son manager, je sais très bien ce que je pourrais faire avec lui. Kev, c’est un acteur complet. Il a une voix fantastique, il bouge comme un prince, il a le sens du jeu. On n’en a pas beaucoup, en France. Aux Etats-Unis, c’est la base, ils savent tous jouer, chanter, danser. En France, c’est l’exception.

 

Kev et Jamel en tournée

Kev Adams sera à Louvain-la-Neuve avec son spectacle "Sois 10 ans" le 20 février, à Mons le 28, à Uccle le 1er mars, à Huy le 2, à Liège le 12 avril et à Charleroi le 13. Infos : ticketmaster.be.

Jamel Debbouze revient avec son show "Maintenant ou Jamel" à Marche-en-Famenne le 7 novembre, à Liège le 14, à Mons le 15 novembre et à Forest National le 12 octobre 2019. Infos : smileandsong.be.

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