Justine Imbert : "J’étais le poussin de la brigade"

 © Jean Philippe ROBIN/M6
© Jean Philippe ROBIN/M6

Sale temps pour les filles. Justine Imbert, qui n’a aucun lien avec Jean Imbert, gagnant du concours en 2012, s’est battue jusqu’au bout, mais son audace n’a pas été récompensée.

Les demoiselles ne font pas de vieux os dans "Top chef" ! Après le passage éclair d’Ella Aflalo, sortie dès le premier épisode de la neuvième saison, c’est Justine Imbert qui a tiré sa révérence le 26 février dernier sur RTL-TVI. Mais cette chef de partie de 25 ans ne garde aucune amertume de son aventure : "Je ne retiens que du positif de ce concours, j’en ressors grandie", nous assure la benjamine de la brigade de Michel Sarran. "Grâce à “Top chef”, j’ai appris à encore plus me débrouiller derrière les fourneaux tout en amenant de jolies choses. Mais cela reste une compétition : on se découvre plus qu’on n’évolue véritablement." Dans la dernière épreuve, où elle a rendu hommage à ses parents, son association pomme-poire-huître n’a pas convaincu le jury, qui n’a pas retenu son assiette : "Les chefs auraient aimé que je reste sur une idée de dessert. Ils ont été déstabilisés." Et si Jean-François Piège, le juré historique du programme, n’était pas présent sur cette épreuve, il a néanmoins marqué Justine à jamais : "C’est un chef qui en impose, il est carré et impressionnant. Il ne met pas de gants : il aime ou il n’aime pas. Il est redouté par les candidats car il arrive à mettre une ambiance très particulière sur le plateau dès qu’il arrive."

Désormais, Tara est la seule fille encore en lice. Solidarité féminine oblige, Justine – tout comme les téléspectateurs – a remarqué lors des épreuves des dissensions entre sa collègue et Thibault, tous deux dans la brigade d’Hélène Darroze : "Oui, on les entendait se chamailler", confirme Justine. "Mais dans le feu de l’action, ça se passe comme ça ! Ces tensions ne veulent pas dire qu’ils ne s’apprécient pas : entre candidats, on a des coups de gueule, on se confronte aux envies et aux façons de faire des autres cuisiniers."

Néanmoins, la jeune candidate affirme qu’évoluer au sein de la brigade de Michel Sarran a été un vrai bonheur : "J’ai un caractère bien trempé, mais dans “Top chef”, j’ai su rester souple. Dans notre équipe, tout le monde est solidaire, on n’était pas là pour se tirer dans les pattes ou se critiquer. J’étais le poussin de la brigade. Michel Sarran est fabuleux : il m’a appris à me canaliser davantage, à me faire sortir mes tripes dans les épreuves. Vous savez, vous avez une heure entre le moment où vous foncez dans le garde-manger pour choisir vos ingrédients et le moment où vous devez lever les mains pour marquer la fin de l’épreuve. Aujourd’hui, je relativise beaucoup plus les choses. "

Chefs de père en fille

Grâce à la popularité acquise dans "Top chef", la jeune cuisinière aimerait ouvrir un restaurant avec son papa. "Il a été cuisinier durant trente-cinq ans, il a eu son propre resto avec ma mère et il est aujourd’hui poissonnier. Si j’ai acquis la passion de la cuisine avec mon grand-père, qui était boucher, c’est mon père qui m’a toujours appris à manger local à la maison. Quand j’étais petite, il m’amenait avec lui à son restaurant, où je l’aidais à faire deux ou trois bricoles, comme le café. Il m’asseyait à côté du four pour que je regarde comment il faisait des pizzas. J’ai commencé ensuite à préparer du poulet sauce chasseur, des îles flottantes."

"Top chef", ce soir à 20 h 20 sur RTL-TVI.

Michaël Hess

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