Julien Doré : "J'ai moins peur d'aider"

Julien Doré : "J'ai moins peur d'aider" © Olivier Pirard
Julien Doré : "J'ai moins peur d'aider" © Olivier Pirard

Ce samedi, Ophélie Fontana rejoindra Sara De Paduwa et Cyril Detaeye dans le cube de Viva for Life. Avec ses camarades, elle ne sera libérée par le chanteur, parrain de cette édition, que vendredi prochain. Rencontre avant le début des festivités.

Qu'aimeriez-vous savoir de l'autre ?
Ophélie Fontana : Avant tout, ce qui a motivé Julien à devenir le parrain de Viva for Life.
Julien Doré : Cette période de ma vie artistique et personnelle est plus apaisée pour comprendre que bénéficier d'une lumière médiatique ne doit pas seulement être lié à la musique, mais qu'elle peut aider d'autres personnes. Jusqu'ici, j'avais tendance à œuvrer de façon cachée, libre, en effectuant des choix d'actions loin des caméras et des appareils photo. Quand on m'a proposé de parrainer Viva for Life, j'ai senti que c'était le bon moment. Je suis déjà venu, mais ici, ça va plus loin. Je suis heureux de cette offre. Avec ce concert et ma présence, je suis plus impliqué. Et puis, ça touche au monde de l'enfance, qui est de plus en plus au sein de mon travail, dans mes textes et dans ma vie. Je pense à demain, à mon envie de fonder une famille. Notre génération, dans le monde actuel, a une plus grande responsabilité qu'avant. Sur cette planète, on se sent coupable si l'on n'agit pas vite par rapport à ce qu'on lègue. Je n'ai pas envie de ça le jour où je partirai, que je lâcherai la main de ceux que j'aime. Cette demande de Viva for Life a donc pris tout son sens pour moi.

Vous ne vous sentiez pas légitime avant ?
J'ai mis pas mal de temps à évacuer certaines peurs, à comprendre aussi pourquoi on pouvait s'intéresser à moi. Je sentais déjà que les concerts, notamment, pouvaient servir de béquilles à certains, que parfois une seule chanson accompagnait leur vie. A 34 ans, je suis plus serein avec ça, j'ai moins peur d'aider. D'autre part, le souvenir que j'avais de Viva for Life était la générosité et le sourire. Quand des artistes peuvent avoir un écho sur un événement important comme celui-là, il faut ce sourire, c'est primordial : ça enveloppe la gravité des choses. C'est plus généreux.
Ophélie Fontana : C'est vrai qu'on évite de verser dans le misérabilisme. Le slogan de cette année est d'ailleurs : " Donnons du sourire à leur avenir. " Ça rejoint bien votre position.
Julien Doré : Oui, ce don de sourire, aujourd'hui, il revêt une grande urgence.

Julien, vous qui sillonnez les routes et êtes habitué à ne pas toujours dormir assez, à vous donner physiquement sur scène, auriez-vous des conseils à prodiguer à Ophélie pour tenir le coup ?
Je ne sais pas s'il faut développer un kit d'adaptation. Je suis sûr que tout va très bien se passer. Apporter sa notoriété à une cause, c'est une chance de vivre de ce qu'on aime. Depuis tout petit, je rêvais d'être artiste. Aujourd'hui, je vis de ma musique. Quand je me réveille le matin, même si je suis fatigué, que la journée va être très longue, ça reste un privilège. Et ce privilège, cette liberté, on doit l'occuper en faisant de belles choses pour les autres. Du coup, je ne pense pas qu'on ait besoin de préparation. Il faut surtout s'oublier pour se donner aux autres.

L'intégralité de cette rencontre exclusive est à lire dans votre Ciné-Télé-Revue. Actuellement en librairie.

Sigrid Descamps


***

Luttez contre la pauvreté infantile
Du 17 au 23 décembre, faites un don : via le Call center au 0800/30.007, par SMS au 4001 (taper le numéro de compte suivi d'un espace suivi du montant du don) ou directement en cash au studio de verre.

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET