Johnny agacé par Bruel ? Ce dernier répond aux allégations "stupides" d'un livre

L'amitié entre Johnny et Patrick Bruel a duré jusqu'au bout.  © Twitter
L'amitié entre Johnny et Patrick Bruel a duré jusqu'au bout. © Twitter

Alors qu'un ouvrage affirme que Johnny Hallyday était énervé par le comportement du chanteur lors de leurs duos, Patrick Bruel rétablit la vérité sur leur relation.

A l’approche du premier anniversaire de la mort de Johnny Hallyday, les livres sur le rockeur inondent les rayons des librairies, avec tous leur lot de révélations mais aussi de faux scoops. Parmi ces ouvrages, "Laeticia la vraie histoire", qui prétend notamment lever le voile sur de pseudo-dissensions entre Johnny et Patrick Bruel. Patrick Balkany, homme politique et ami du Taulier, y affirme ainsi qu’il existait une rivalité secrète entre les deux artistes et que Johnny reprochait à l’interprète de "Casser la voix" de tenter de lui voler la vedette sur scène.

"Johnny disait souvent : 'Je ne l’inviterai plus au concert. Chaque fois il me fait le même coup, il pousse, il pousse la voix. Moi j’ai deux heures et demie de spectacle, et lui, il vient faire juste une chanson. Il le fait exprès et ce n’est pas correct' ", explique Balkany. Et Johnny aurait encore ajouté : "Moi, quand j'invite des mecs, ce n'est pas pour qu'ils me montrent qu'ils savent monter plus haut que moi!"

Lorsque nous avons rencontré Patrick Bruel hier à Bruxelles pour la sortie de son nouvel album, nous avons évidemment évoqué avec lui cette polémique. Et autant dire qu’il est tombé des nues en apprenant ce qui était écrit ! "C’est stupide ! Comme si je chantais plus fort que lui... Johnny m’a pris en affection dès le premier jour de notre rencontre en 1984 et il n’a jamais cessé d’être attentionné avec moi, m’invitant sur tous les stades, les plateaux télé qu’il a pu faire. Je l’ai aussi invité sur des disques, sur des émissions spéciales, on a passé des vacances ensemble, on déjeunait tous les deux très souvent. Avant qu’il fasse du théâtre, il m’avait invité à dîner pour me demander des conseils. C’était incroyable de voir cette humilité. Il n’y a jamais eu une ombre entre nous."

Mieux, Patrick Bruel se rappelle comment Johnny lui a permis de rebondir alors qu’il était dans le creux de la vague. "C’est lui qui m’a repêché en 1998, quand tout le monde me disait fini, en m’invitant à participer à son concert du Stade de France. Il m’a aussi fait écouter son dernier album trois semaines avant de disparaître. Il ne pensait pas qu’il allait partir. Entre chaque chanson, il me disait : 'Tu vas voir ce que ça va donner sur scène'." Et de nous confier une anecdote à propos du premier single de l’album de Johnny, "J’en parlerai au diable", qui tourne actuellement en boucle sur les radios et dont les paroles prennent évidemment une résonance particulière avec le décès du rockeur.  "Ce morceau-là, il l’a commandé. Il voulait spécifiquement une chanson sur ce thème. Cinq auteurs ont travaillé dessus !"

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Retrouvez notre interview de Patrick Bruel dans le Ciné-Télé-Revue de jeudi prochain.

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