Jérémy : "J’avais encore tellement à montrer !"

 O. Pirard/RTL
O. Pirard/RTL

Une semaine après son entrée dans "Top chef", le cuisinier de 27 ans est déjà éliminé du concours. De retour en Belgique, il nous reçoit à Namur.

Comment expliquez-vous votre élimination de "Top chef" ?

J’ai été mis sur la sellette par Philippe Etchebest. J’ai cuisiné avec des éléments que je ne maîtrisais pas complètement, à savoir jouer avec le pH du chou rouge pour que ma sauce devienne bleue. Avec ce jus bleu dans l’assiette, je pense avoir été trop loin, mais j’avais envie de briser certains codes.

On a aussi vu dans l’émission que vous étiez quelqu’un de maladroit et de très timide…

Et c’est ce qui a provoqué mon élimination, je pense. A cause de la pression du tournage, j’ai beaucoup stressé quand j’ai dû expliquer ma recette à Jean-François Piège, je ne trouvais pas les bons mots. Je me sentais comme un petit footballeur devant Cristiano Ronaldo ! (Rires.) Il a dû percevoir mon malaise face à lui… Maintenant, le rôle d’un cuisinier, ce n’est pas de venir expliquer sa recette en salle aux clients, mais de s’atteler aux fourneaux.

Déçu ?

Je ressors grandi de cette expérience, mais j’avais encore tellement de choses à montrer ! Malheureusement, l’aventure s’arrête déjà pour moi. Mais cela reste un jeu. Si c’était à refaire, j’expliquerais mieux mes intentions aux chefs, je ferais mieux passer mon message.

Vous êtes sous-chef à L’Agathopède, le restaurant de Carl Gillain, ex-candidat de "Top chef". Que vous a-t-il dit à votre retour en Belgique ?

Il a été déçu et m’a dit : "L’élève n’a pas dépassé le maître." (Rires.) Carl attendait tellement de moi… Je lui ai expliqué durant une heure ce qui s’était passé et ensuite, on n’en a plus parlé.

Que retenez-vous de positif ?

Je suis fier que Philippe Etchebest m’ait choisi dans sa brigade, qu’il ait senti mon potentiel. Dans l’émission, il aboie peut-être beaucoup, mais il nous remet tout le temps dans le droit chemin par ses conseils.

Y avait-il de la rivalité entre les candidats ?

Entre les tournages, l’ambiance reste conviviale, mais il s’agit quand même d’un concours de cuisine. On sait que l’on est sur un ring de boxe et que, pour gagner, il va falloir se battre. Sur le plateau, il n’y avait plus vraiment de copains…

Qu’y a-t-il de plus surprenant côté coulisses ?

Avant, je regardais "Top chef" à la télé, mais sur place, j’ai été étonné de voir que les candidats devaient travailler dans une cuisine de ménagère, notamment sur des fours traditionnels. S’habituer à ce matériel qui n’est pas vraiment professionnel, c’est compliqué.

Comment vous étiez-vous préparé à cette émission ?

Après le service de midi au restaurant, Carl Gillain et moi avons passé quelques après-midi ensemble pour améliorer mes points faibles, comme le dressage d’une assiette. Mais on n’est jamais vraiment prêt à entrer dans "Top chef".

Geoffrey, l’autre candidat belge, est toujours dans la course. Quel encouragement lui donneriez-vous ?

Il doit rester lui-même dans la suite du concours. Qu’il garde sa ligne de conduite et qu’il aille jusqu’au bout.

"Top Chef", ce soir à 20 h 15 sur RTL-TVI.

Michaël Hess

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