Il est comment " 20 H Le Mag" de TF 1 ?

En alternance avec Anne-Claire Coudray, Gilles Bouleau présente "20 H, le Mag". © Christophe Chevalin / TF1
En alternance avec Anne-Claire Coudray, Gilles Bouleau présente "20 H, le Mag". © Christophe Chevalin / TF1

Ce 12 mars, TF 1 inaugurait un nouveau rendez-vous : un supplément au " 20 Heures". Décryptage.

Dans le monde impitoyable du petit écran, la bataille à l’audience fait rage. Aux avant-postes figurent les J.T. de 20 Heures. Entre TF 1 et France 2, c’est la guerre au leadership, et selon les semaines l’un supplante l’autre.


Cette compétition est une course contre la montre que la télé a entamée avec plus de rage depuis le virage numérique. C’est clair, la télé de papa doit se réinventer pour garder son client. Il est fini, le temps de la grand-messe autour du repas familial, où petits et grands écoutaient religieusement Yves Mourousi  égrener le lot des mauvaises nouvelles du jour. Les news arrivent maintenant quasi en temps réel sur le fil info des sites Web. Mieux encore directement dans nos mains via des notifications sur les smartphones.

Le J.T. pédagogique


Du coup, le "20 Heures" s’est déjà réinventé ; il ne ressasse plus les informations "périmées" de l’après-midi ; il élargit le propos, acquiert une dimension pédagogique. "Chiffres du jour", "Question du jour" et autres focus structurent en séquences "évasion" le J.T. Le présentateur du J.T. ne passe plus les plats des reportages de ses confrères, il nous guide dans la compréhension du monde. C’est la démonstration que nous a faite Gilles Bouleau, hier soir.


Ce 12 mars, TF 1 est allé un cran plus loin dans le coup de sonde de notre société, en proposant un "dessert " à son J.T. "20 H Le Mag" est un mini-magazine survitaminé. D’une durée de moins de dix minutes, il met en avant le travail des anonymes, la noblesse du quotidien, en quelque sorte. Pour l’étrenner, Gilles Bouleau nous donnait rendez-vous aux urgences de la plus grande clinique vétérinaire de France, à la rencontre de Maeva et Cyrill, vétos passionnés.

On a aimé

Le cross-over entre un épisode de la série "Urgences" belle époque et les magazines animaliers. Avec courses survoltées des chirurgiens dans les couloirs, démarrage sur la réanimation d’un toutou et passage entre deux salles d’op’ en moins de deux minutes. D’un côté, un gros plan sur une vessie, de l’autre, le limage d’un bec de perroquet ; ben oui, c’est handicapant, les longs becs, et qu’est-ce que ça criiiisssse…

On regrette


Le zéro prise de risque de la chaîne. Les animaux, c’est comme la recette du quatre-quarts, c’est inratable et ça plaît au plus grand nombre. Quoique... Voir qu’un maître est prêt à débourser dans la seconde 3000 euros pour sauver son matou, cela peut crisper les personnes plus sensibles à la faim dans le monde. Bref, en matière de surprise, TF 1, tu repasseras…

On reste perplexe


Sur le rythme vv prime. Trop d’images à la seconde tuent l’image. L’équipe éditoriale aux manettes, sans conteste hyperprofessionnelle, s’est fixé comme objectif de montrer les cas traités, les nouvelles technologies de la médecine vétérinaire et la dévotion à la profession en cinq minutes chrono. C’est concept, mais sur d’autres thématiques, plus complexes, on demande à voir le résultat.


Bref, rendez-vous ce soir pour vous forger votre propre opinion !

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