"Gérard Depardieu chante Barbara" : les dernières places à - 50 %

 JEAN-PAUL SCARPITTA Gérard Depardieu se confie à coeur ouvert.
JEAN-PAUL SCARPITTA Gérard Depardieu se confie à coeur ouvert.

Demain 17 novembre, Gérard Depardieu interprète à Bruxelles, au théâtre Saint-Michel, “Depardieu chante Barbara”, un récital exceptionnel. Il reste quelques belles places, avec une réduction de 50 %!

Si utiliser les mots “monstre sacré” a encore un sens aujourd’hui, c’est bien pour parler de Gérard Depardieu. L’acteur, qui fêtera ses 70 ans le 27 décembre prochain, est peut-être la plus phénoménale star du cinéma français de tous les temps. Il a tourné dans près de 250 films, avec les plus grands réalisateurs mondiaux, de Bernardo Bertolucci à Bertrand Blier en passant par Ridley Scott, François Truffaut, Maurice Pialat, Alain Resnais, Peter Weir, Roland Joffé, Francis Veber, Ettore Scola, Abel Ferrara... Cinéma populaire ou d’auteur, télévision, tout lui convient.
L’artiste est hors norme, dans sa carrière comme dans sa vie. Il charme ou il choque, il désarçonne ou fait rire, peu lui importe, il trace sa route. Les critiques comme les louanges semblent glisser sur lui. Sa soif de liberté est énorme, dans ses choix artistiques, dans ses choix de vie, dans ses amitiés, même dans les pays qu’il fait siens, de la France à la Russie en passant par la Belgique.

© Reporters Gérard Depardieu sur scène, accompagné du pianiste de Barbara Gérard Daguerre.
© Reporters Gérard Depardieu sur scène, accompagné du pianiste de Barbara Gérard Daguerre.

Aujourd’hui, sa route repasse par notre pays, par Bruxelles exactement, où il viendra donner un récital consacré à sa grande amie Barbara, le 17 novembre prochain au Théâtre Saint-Michel Gérard “Gérard Depardieu chante Barbara”. Un rendez-vous exceptionnel, où l’on pourra le voir sur une scène dépouillée, seulement accompagné du pianiste Gérard Daguerre, interpréter à sa façon quelques-uns des titres de Barbara qui lui tiennent le plus à coeur. Si vous passez par le site du Théâtre Saint-Michel, soit theatresaintmichel.be, vous pouvez encore réserver une place, à 50 % du prix! Attention, il faut impérativement préciser le code Depardieu dans un onglet à droite des prix, au-dessus de l'adresse mail. Ce n'est qu'ainsi que vous aurez droit à la réduction, qui sera clairement indiquée. L'occasion d'avoir à un prix très raisonnable un ticket pour les meilleures places.

Dans une interview sans fard à retrouver cette semaine dans votre Ciné-Télé-Revue, il a accepté de revenir sur ce spectacle et sa propre histoire. Extraits.

On vous imagine heureux de défendre sur scène les textes de Barbara...

Bien sûr, sans quoi, sur scène, je n’y vais pas. Je n’aime pas trop être enfermé dans un théâtre, parce que je me sens à la merci des scripts, des gens qui envoient des lettres, et ça me fait chier. Je n’ai pas de chez moi. Même à Paris, même à Néchin, où quelqu’un reste qui me renvoie mon courrier. Je n’habite nulle part, je voyage partout.

Il n’y a que quelques dates en tout, une seule en Belgique. Que représente pour vous ce moment sur scène ?

La complicité avec Barbara. Elle me manque tant. Là, je la retrouve, toujours vivante. J’avais déjà eu le projet d’enregistrer “Nantes” et la chanson que lui avait écrite mon fils, Guillaume, “A force de”. Mais Guillaume est mort à ce moment-là, il y a tout juste dix ans. Ils sont tous les deux terriblement vivants en moi. Je le ressens quand je suis sur scène.

© Reporters En 1986, sur scène avec Barbara pour le spectacle
© Reporters En 1986, sur scène avec Barbara pour le spectacle "Lily Passion"

Barbara serait heureuse de vous voir sur scène ?

Oui, je le crois, parce que je ne fais rien sans son accord. Bien sûr, je ne peux pas le faire comme elle. Elle, c’était sa vie, les émotions qu’elle portait en elle. Je ne peux que les reprendre. Aujourd’hui, Christine and the Queen est un peu comme ça, avec ses textes étranges. Barbara l’aurait appréciée, je crois. Et Stromae aussi, à qui des critiques, un certain racisme, ont fait très mal. J’ai été frappé qu’il se sente si anéanti par ça. C’est dommage, pour une fois qu’arrive quelqu’un d’aussi original, talentueux, avec du style – il s’habille très bien -, on ne fait pas attention à sa fragilité. Il est un peu comme Jacques Brel. Des textes très forts, quelqu’un d’hypersensible. Comme Benoît Poelvoorde aussi…

Comme vous aussi, non ?

Oui, mais j’ai moins de culot. Même si ma mère disait que j’étais culotté ! Je suis plus spectateur des choses. Et quand je suis sur scène, il me suffit de m’imprégner des émotions des autres, comme Barbara, du poids de ses mots, de son vécu. Comme elle n’était pas exhibitionniste, tout était dans ses textes. Pas comme beaucoup de chanteurs actuels, qui doivent s’exhiber parce que leurs textes sont pauvres...

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