François Mazure à la barre de "Doc shot"

François Mazure incarne "Doc shot", la case documentaire du jeudi sur la RTBF. © RTBF
François Mazure incarne "Doc shot", la case documentaire du jeudi sur la RTBF. © RTBF

Ce jeudi 11 janvier, François Mazure, déjà à la tête de "7 à la une", inaugure "Doc shot", le rendez-vous des grands reportages. L’occasion de mieux connaître ce sociologue devenu journaliste.

"La palette sera large et diversifiée. Elle ira des grands reportages d’investigation, fruits parfois d’années de travail, à des documents plus légers sur des parcours d’artistes, par exemple. La ligne de conduite est axée sur des documents – forts, interpellants et accessibles au plus grand nombre – qui mettent en avant la palette des émotions", nous explique d’emblée François Mazure, que l’on a jusqu’ici eu l’habitude de retrouver le samedi à la barre de "7 à la une".

Effectivement, la programmation de "Doc shot", à voir en deuxième partie de la Une, tous les jeudis, est variée. Après un démarrage avec un documentaire démontrant la puissance du lobby pharmaceutique, les sujets des jeudis suivants aborderont la prostitution des mineurs, les biocarburants ou encore la mafia des océans. De quoi captiver un large public !

Avant de nous plonger dans ces passionnants documentaires, nous avons sondé le profil télévisuel de François Mazure.

Son émission préférée

"“Le grand cactus” ! Je suis fier qu’à la RTBF, on propose un tel divertissement. Leur succès est mérité. On sent que cette équipe s’éclate, on voit qu’ils travaillent avec enthousiasme."

L’émission qu’il trouve la plus consternante

"Toute la série de ces télé-réalités "Les Ch’tis à je-ne-sais-où". Je suis consterné de voir que certains jeunes ados sont biberonnés à cela et que cela en devient des modèles pour eux."

Son modèle journalistique

"Maurice Olivari, ancien correspond à Rome de TF 1. Il avait une manière de raconter les choses avec enthousiasme. On lui donnait le dernier petit sujet anecdotique, et il en faisait un chef-d’œuvre qui intéressait tout le monde. Quand j’ai commencé le journalisme après des études en sociologie, j’ai beaucoup regardé ses reportages sur les conseils d’Yves Thiran, mon prof."

Le journaliste dans lequel il se reconnaît

"Harry Roselmack ! J’admire son programme ; il a cette force de pouvoir passionner un public large sur des thématiques parfois compliquées, puis c’est tellement bien raconté, les témoignages sont exceptionnels. J’aime la sobriété d’Harry. Je l’ai connu quand j’ai travaillé pendant trois ans pour TF 1 – j’étais leur correspondant belge –, il m’a laissé un petit mot sympa quand je suis parti."

La journaliste qu’il trouve brillante

"C’est bateau de dire Elise Lucet pour sa combativité et parce qu’après autant d’années d’expérience, elle reste motivée comme au premier jour. Mais il faut reconnaître qu’elle dénonce des choses. Je dirais aussi Léa Salamé : elle dégage une telle intelligence et avec “Stupéfiant !”, elle décroche des interviews inédites et fortes."

La série qu’il regarde en ce moment

"Aucune. Parce que je n’ai pas envie de me lancer dans un truc qui m’embarque sur des mois. Par contre, je suis fan des émissions d’enquêtes judiciaires, genre “Faites entrer l’accusé”, ça me détend. Et même parfois, je l’avoue, je regarde “Un crime parfait ?”, de la concurrence…"

Son projet télé rêvé

"J’adorerais interviewer Barack Obama. C’est une personnalité que j’admire. J’ai eu la chance de couvrir sa réélection à Chicago. J’aimerais récolter ses impressions sur son successeur, sur le monde…. Puis, une autre de mes ambitions serait de proposer un programme de grands reportages internationaux avec notre écriture. Ce serait un format complètement belge que je pourrais incarner."

Retrouvez l’intégralité de cet article aux pages 32 et 33 de votre "Ciné-Télé-Revue".

"Doc shot", tous les jeudis, à 22 h 10, sur la Une

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