Festival de Cannes : Cendrillon, une belle action et des robes

Kristen Stewart brille de mille feux à Cannes   ©Boesl / Reporters
Kristen Stewart brille de mille feux à Cannes ©Boesl / Reporters

Entre Kristen Stewart qui se déchausse, un festival de robes, une charte de parité hommes-femmes et des spectateurs qui quittent une projection, Cannes était en effervescence ce lundi soir. 

Kristen Stewart : le remake de Cendrillon

Alors que les selfies sont strictement interdits sur le tapis rouge du Palais des Festivals, rien n’empêche les stars d’ôter leurs chaussures avant d’entamer la dure montée des marches. Kristen Stewart l’a bien compris. Bella de "Twilight" avait des airs de Cendrillon, ce lundi soir, en se déchaussant devant des photographes à l’affût d’un cliché inhabituel. La membre du jury, présidé par Cate Blanchett, a retiré ses talons aiguilles alors qu’elle foulait le tapis mouillé par la pluie. On espère que la jolie Américaine n’a pas oublié de les récupérer avant minuit…

Des robes glamour 

A Cannes, c’est bien connu, il faut se faire remarquer. Si Kristen Stewart jouait la carte de l’insolite avec ses chaussures, Charlotte Le Bon jouait, quant à elle, celle de la transparence. Vêtue d’une robe bustier Dior, l’ancienne miss météo du "Grand journal" de Canal + a fait tourner les têtes, à l’instar de Nicole Scherzinger. L’ex-leader des "Pussycat Dolls" rayonnait dans une longue robe blanche Ashi Studio. Bella Hadid, comme à son habitude, a attiré tous les flashs des photographes avec une longue robe argentée au dos nu plongeant. Les "Trois Grâces" assistaient à la projection du film de Spike Lee, "BlacKkKlansman", en sélection officielle. Ce thriller inspiré de faits réels raconte l’histoire d’un policier afro-américain qui infiltre le Ku Klux Klan à la fin des années 1970 pour saboter l’organisation.

Charlotte Le Bon_0.jpg

Nicole Scherzinger.jpg

Bella Hadid.jpg

Cannes soutient la parité hommes-femmes

Bien loin du glamour et des paillettes, le Festival de Cannes et ses sections parallèles comme la "Quinzaine des réalisateurs" et la "Semaine de la critique", ont été les premiers signataires d’une charte en faveur de la parité hommes-femmes. Cette convention, à l’initiative de l’association française 5050, sera proposée à tous les festivals internationaux. Thierry Frémaux, délégué général et sélectionneur du Festival de Cannes et ses collègues s’engagent à "rendre transparente la liste des membres de comités de sélections et programmateurs" pour "écarter toute suspicion de manque de diversité et de parité". Le texte a par ailleurs été signé en présence du jury. Pour rappel, samedi dernier, 82 femmes du 7e art, dont Cate Blanchett et la réalisatrice française Agnès Varda, ont réclamé l’égalité salariale dans le cinéma, lors d’une montée des marches inédite et 100 % féminine. Une première dans l’histoire du Festival depuis l’affaire Weinstein.

Choqués par le film de Lars Von Trier

Ce lundi soir, en plus du film "BlacKkKlansman" du réalisateur Spike Lee, Lars Von Trier présentait son long-métrage "The House that Jack Built". Sept ans après avoir provoqué l’un des plus gros scandales du Festival, en exprimant sa "sympathie" pour Hitler, le Danois a voulu à nouveau marquer le coup pour son grand retour. Présenté hors compétition en deuxième partie de soirée – avec la mention explicite "scènes violentes" sur le ticket d’entrée – ce film de plus de 2h30 nous plonge dans la tête d’un serial killer joué par Matt Dillon. La projection a été ponctuée de cris d’horreur et de dégoût devant plusieurs parties choquantes. Certains spectateurs ont même quitté la salle, particulièrement après une scène violente où des enfants se font tuer. Volontairement dérangeante et trash, l’oeuvre provocatrice de Von Trier n’a pas laissé les cinéphiles présents indifférents.  

Photos: ©Reporters 

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET