Fan de Monk et du Capitaine Marleau

 © PHILIPPE WARRIN/TF1
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Il est l’atout charme et le complice irremplaçable d’Alice Nevers. Mais qui est vraiment Jean-Michel Tinivelli ?

Un an après le mariage avorté de son héroïne, désormais en cavale avec sa petite famille, "Alice Nevers, le juge est une femme" est de retour pour dix nouveaux épisodes. On doit bien l’avouer : si les enquêtes, souvent sombres, restent au cœur de la série, la relation de la jolie juge d’instruction avec le commandant Marquand apporte une touche de légèreté à laquelle on tend à s’attacher de plus en plus (parfois au détriment des investigations !). En cause ? L’humour qui la caractérise – "Une demande de notre part", aime rappeler Marine Delterme. "Nous ne voulions plus être dans le drame, le public non plus" –, mais aussi (et surtout, préciseront certaines), la personnalité de Fred Marquand lui-même, alias Jean-Michel Tinivelli. Complice de Marine Delterme depuis la saison 6, l’acteur strasbourgeois a trouvé avec ce rôle un personnage qu’il affectionne particulièrement : "Il est loin d’être lisse, sinon il serait vite ennuyeux à jouer. Dans son métier, il est sûr de lui, mais dans la vie, il est parfois très décalé : il peut avoir l’air perdu, à côté de la plaque. Un peu comme Columbo, Dr House ou Monk, des héros qui me passionnent. J’aime les personnages atypiques. Je suis plus fan du “Capitaine Marleau” que des “Experts”, par exemple… (Rires.)"

Une bonne série plutôt qu’un film lambda

Et pourtant, pour lui, l’aventure "Alice Nevers" a débuté sur… un malentendu ! A l’époque, le comédien, actif sur les planches, s’est présenté au casting complètement stressé : "Je venais d’arrêter de fumer, j’étais en pleine séparation. Du coup, je n’ai pas joué comme les autres. J’étais drôle malgré moi. C’est comme ça que j’ai décroché le rôle !" Un rôle qui, outre le fait de lui avoir apporté la popularité, et un emploi régulier (cela fait plus de dix ans qu’il l’incarne), lui a également permis de faire le deuil de ses rêves de cinéma. Passionné de comédie depuis l’adolescence, ce fils de maçon italien qui rêvait de scène et de grand écran a surtout décroché des rôles dans la publicité, au théâtre et sur le petit écran. Au cinéma, on l’a plutôt aperçu que vu, entre autres dans "Pédale douce" et "Quasimodo d’El Paris". "Le cinéma ne m’a pas adopté", reconnaît-il, "mais je ne lui fais pas la gueule. Je me suis épanoui sans lui. Et je préfère être dans une série qui progresse que dans un film lambda".

Regard revolver

On ne va pas se mentir : la popularité du personnage tient aussi au physique ravageur de son interprète. Un regard revolver et un sourire en coin qui, pourtant, à l’en croire, ne lui ont pas toujours nécessairement servi. Arrivé à Paris à 20 ans pour y faire carrière, l’acteur raconte avoir peiné à décrocher des rôles. Selon lui, il n’avait pas "un physique à la mode". De quoi surprendre ses admiratrices, au même titre que… son célibat. Connu pour avoir partagé la vie d’Ingrid Chauvin, l’acteur a été brièvement marié très jeune. A part cela, mystère total. Quand on l’interroge sur le sujet, l’intéressé préfère déclarer : "Les rencontres se font… ou pas. Je m’entends assez bien avec moi-même !" En attendant, c’est pourtant en couple, mais à l’écran, avec son amie Marine Delterme qu’on le retrouve dès ce soir.

"Alice Nevers", ce soir à 21 h sur TF 1.

Sigrid Descamps

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