Fabienne Carat : " 40 ans ? C’est le début de plein de belles choses "

 © Philippe Warrin
© Philippe Warrin

L’inoubliable Samia Nassri de " Plus belle la vie " fait ce soir une incursion dans les enquêtes de Simon Magellan.

Avez-vous accepté ce rôle de guest parce que vous aviez envie de vous faire cuisiner par le commissaire Magellan-Spiesser ?

(Sourire.) J’en ai été effectivement ravie. J’ai été invitée à faire cette apparition amicale, ça n’avait aucune prétention. J’ai été très bien accueillie par Jacques Spiesser, qui est vraiment adorable. L’ambiance était chaleureuse, souriante, conviviale. Et je suis toujours contente de découvrir de nouvelles équipes.

Et puis, quelle bonne idée d’être une suspecte, avant de passer de l’autre côté de la barrière dans " Section de recherches "…

Oui, c’est amusant de passer de l’un à l’autre. Dans " Commissaire Magellan ", c’est une femme chargée de rancœur pour avoir été licenciée et pour la façon dont on a traité les animaux dans le zoo dont elle s’occupait. Et voilà que dans " Section de recherches ", je me retrouve haut gradée auprès de Bernier. Ça me permet d’aller encore ailleurs, dans une autre partie de moi-même.

Sur les photos qu’on a pu voir de " Section de recherches ", vous affichez un regard implacable…

C’est vrai que c’est une femme qui paraît très mystérieuse. Elle a un passé lourd, qui va être révélé au fil des épisodes. On va comprendre pourquoi elle a cette froideur. La seule personne avec qui elle se déride un peu, c’est Bernier.

Quelle est la vraie nature de Fabienne Carat ?

Je l’exprime dans des choses plus personnelles, comme dans mon one woman show, avec lequel j’ai fait quatre ans de tournée, et dans mes chansons. Je viens d’écrire un titre pour mes 40 ans, " Wake up ". Là, c’est vraiment moi. J’explique que je ne baisse pas les bras, que je continue à aborder la vie positivement. Cela permet d’avancer et d’avoir de belles surprises. On a fait aussi un calendrier pour la lutte contre le cancer. C’est un sujet qui me tient très à cœur, car j’ai perdu mon grand-père fort jeune. Quand on est un enfant, c’est un traumatisme qui reste toute la vie. J’ai eu l’idée de faire ce calendrier avec plein de perruques différentes pour donner l’idée aux femmes de dédramatiser un tout petit peu la perte des cheveux, de la féminité. J’ai déjà des retours très positifs. L’idée est de s’en servir comme d'un accessoire de look et de s’en amuser chaque jour avec une couleur différente. Tous les fonds sont versés à l’association pour permettre aux femmes qui en font la demande de mettre ainsi un peu de joie quand le cœur n’est pas vraiment à la fête. Là, je me livre à deux cents pour cent.

40 ans, c’est juste un numéro qui change ou un cap ?

Quand j’avais 20 ans, je l’envisageais presque comme la fin d’un début. Quand on y est et que ça a passé très vite, c’est troublant. On se rend compte qu’on peut encore être une jeune femme, faire du sport, être jeune dans sa tête et dans son corps. On a une maturité et une assurance. A 40 ans, on a le droit d’oser. Ça rejoint le slogan de " Face au cancer, osons la vie ". Tout se rejoint dans mes humeurs et dans mes projets.

Donc, 40 ans, ce n’est pas la fin du monde ?

Au contraire, c’est le début de plein de belles choses !

Bernard Alès

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