Du grand Joaquin Phoenix

 © Why Not Productions
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Récompensé à Cannes pour sa prestation dans "A beautiful Day", qui sort aujourd’hui en salle, l’acteur est épatant en tueur traumatisé.

Joaquin Phoenix trimballe avec lui la réputation d’acteur qui vient d’ailleurs, de star qui ne veut pas être une star. Tourmenté et génial, à un peu à l’ouest et appliqué. Formidable dans tous ses rôles, de l’empereur assassin de "Gladiateur" à l’amoureux déchiré de "Two Lovers". S’il n’y avait qu’une raison de donner sa chance à "A beautiful day", film inclassable, balade noctambule et violente d’un justicier de la nuit totalement marteau – comme son arme de prédilection -, ce serait Phoenix.

Le jury du dernier Festival de Cannes ne s’y est pas trompé, qui l’a récompensé du prix de la meilleure interprétation, à sa grande stupeur du comédien venu assister en baskets à la cérémonie, tellement il était sûr que le prix ne lui reviendrait pas.

Phoenix livre comme d’habitude une prestation habitée, intérieure, mais aussi toute en rondeurs comme le ventre enrobé et le maintien courbé sur sa barbe du tueur qu’il incarne. On évoque souvent "Taxi Driver" à propos de ce film. Pourtant, appelé aussi "You were never really here", ce trip signé Lynne Ramsay navigue plutôt du côté du bel objet sombre mais assez prétentieux, qui joue avec les codes de la violence en la surmultipliant, avec parfois son lot de clichés (tous les flash-back pour expliquer le traumatisme du personnage).

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