Drogue, sexe, comportement ignoble : la face sombre de Delarue mise à nu

Le mal-être qui habitait Jean-Luc Delarue l'a poussé à commettre tous les excès.  © Archives CTR
Le mal-être qui habitait Jean-Luc Delarue l'a poussé à commettre tous les excès. © Archives CTR

Un livre événement fait de nouvelles révélations sur les dérives complètement folles de l’animateur. On vous en dévoile un extrait.

Six ans après sa mort, on n’avait visiblement pas encore tout dit sur Jean-Luc Delarue. On connaissait évidemment ses penchants pour l’alcool et la drogue ou son mauvais caractère, mais un nouveau livre, "Jean-Luc Delarue, la star qui ne s’aimait pas", écrit par Vincent Meslet, ex-directeur de France 2 qui l'a bien connu, lève un voile supplémentaire sur la folie d’un homme mal dans sa peau, détruit intérieurement par ses démons.

Tout y passe : ses excès en matière de substances en tous genres, mais aussi ses penchants suicidaires (notamment lorsqu’un soir il fonce délibérément en voiture contre un poteau afin de se tuer, avec à son bord sa fiancée et son demi-frère !). Il y a également son goût pour la débauche, avec ses vacances passées dans les hauts lieux du tourisme sexuel ou ses frasques nocturnes où on le retrouve au petit matin attaché à un radiateur dans une chambre d'hôtel. Pour lui, il n'y avait aucune limite. Et les premiers qui ont souvent dû subir ses débordements étaient ses collaborateurs. Ceux-ci se souviendront notamment du dîner dans un restaurant chic pour les 40 ans de leur boss. Dans l’après-midi, Jean-Luc Delarue a appris qu’il devra faire un plan social et que la plupart des cadres présents à la soirée seront licenciés. La description faite par Vincent Meslet de la scène a de quoi glacer le sang.

"Quand Jean-Luc arrive pour le dîner", écrit l'auteur,  "c’est le moment pour les invités de découvrir la surprise qui les attend au sous-sol : la dégustation de plusieurs dizaines d’ortolans, ce mets interdit que les puissants dégustent en toute impunité, à l’image de Mitterrand. Pour une majorité de l’équipe des cadres, cette expérience de luxe extrême s’apparente à une horreur culinaire. C’est donc dans une atmosphère mêlant rires et cris d’effroi que la soirée commence. Il anime son dîner comme une émission. Il empêche tout aparté et distribue la parole. On ne peut parler qu’en s’adressant à lui. Arrive le moment des cadeaux d’anniversaire. Nerveux, il ne parvient pas à ouvrir le paquet. Il réclame un couteau au serveur. Il déchiquette les emballages comme à coups de poignard. Puis, ceux-ci enfin ouverts, il plante violemment son couteau dans la table. Tout le monde sursaute. Nul ne sait alors que la violence de ce coup de couteau préfigure la violence du stylo avec lequel il signera chaque lettre de licenciement." Un passage qui en dit long sur la personnalité d’un animateur, pris dans la spirale de la notoriété et des paradis artificiels, qui se croit tout permis, jusqu'à ne plus avoir aucun sens des réalités.

Retrouvez d’autres extraits du livre dans le Ciné-Télé-Revue en vente ce jeudi.

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