De victime des attentats à réalisateur, le parcours de Noon

NOON, en quête de réussite dans le monde du cinéma, alterne les voyages entre Bruxelles et Hollywood ©Capture d'écran
NOON, en quête de réussite dans le monde du cinéma, alterne les voyages entre Bruxelles et Hollywood ©Capture d'écran

Noureddine Zerrad, dit Noon, est un cinéaste dont la vie est retracée dans le film “Route 66”. Présent à l’aéroport de Bruxelles au moment des attentats, il nous raconte ce que cet événement a changé pour lui. 

Si vous pouviez résumer le film en deux phrases…

La Route 66, c’est le parcours chaotique de cette route où je traverse pas mal d’épreuves pour essayer d’atteindre mon idéal. C’est l’histoire de Noon, donc moi-même, par rapport à son parcours en quête de réussite dans le cinéma. C’est un gars qui est tombé amoureux du cinéma très jeune, et il a toujours su que c’était vers cette voie-là qu’il voulait se diriger. Le jour où j’ai décidé de faire des films, je suis encore chez mes parents, mon papa me demande de m’installer à côté de lui. Il y a le film de Jean Claude Van Damme qui passe à la télé. Quand j’ai vu ce film, ça m’a fait un déclic, c’était clair comme de l’eau de roche. Et ensuite, il a commencé un parcours professionnel dans le métier, dans des longs-métrages, des publicités. 

Est-ce que Jean Claude Van Damme est le modèle de réussite à suivre pour vous ?

Il l’a été, au moins à mes débuts. Il a été mon moteur pour démarrer et je me suis accroché à cette idée de me dire que c’est un mec comme moi. C’est quelqu’un qu’on pense connaître parce qu’il vient du même pays, de la même ville que moi. On arrive plus facilement à s’identifier au niveau de la réussite. On se dit : “lui il vient du même endroit que moi et il a été si loin, alors moi aussi je peux y arriver”. Le fait que des années plus tard, je me retrouve face à lui dans le cadre d’un projet et que par la suite, il me propose de travailler avec lui sur son nouveau film, ça ne fait que me donner de l’énergie supplémentaire. Me retrouver face à lui, c’était l’un de mes buts dans la vie.

Vous étiez à l’aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016. Est-ce que cela a changé quelque chose chez vous, professionnellement ?

Le fait qu’il y ait eu les attentats, ça m’a réveillé et secoué. J’étais anesthésié par les problèmes de la vie, et à cause de cet événement-là, j’ai essayé de le transformer en quelque chose de positif. De manière générale, je pense que j’ai réussi à positiver cet événement et à en tirer parti. Le fait qu’il y ait eu cet attentat, c’est comme si j’étais mort et qu’on me réanimait en me disant : “tu es en vie, ne perd pas de temps à faire ci ou ça”. 

Vous parlez d’American Dream dans votre film, mais le “Belgian Dream” existe-t-il ?

Bien sûr qu’il existe, sans aucun doute ! Pendant tout le parcours du film, je m’aperçois que le départ de ma route peut se faire ici, en Belgique. Pendant tout un temps, je rêvais de m’installer aux Etats-Unis mais j’étais totalement à côté de la plaque. En Belgique, les opportunités sont là, il suffit de se focaliser là-dessus et de pouvoir évoluer. J’ai plus de chances d’y arriver ici parce que le nombre de personnes que je connais est bien plus important qu’aux Etats-Unis.

Suivez les programmations de "Route 66" en festival sur la page Facebook de "Route 66".

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