Constance Gay : "Je n’avais jamais joué dans une série"

 © Kim Sattler/LEFT Field Ventures
© Kim Sattler/LEFT Field Ventures

La jeune Parisienne, qui incarne Billie aux côtés de Patrick Ridremont dans "Unité 42", fait ses premiers pas, avec succès, devant la caméra.

Le grand public vous connaît peu. Quel est votre parcours ?

J’ai 25 ans. J’ai fait un an de droit et trois ans d’école de commerce. Je voulais être journaliste pour assouvir ma curiosité. J’étais passionnée par tellement de choses que je ne savais pas où aller. J’ai toujours désiré écrire des textes, faire de la musique et, plus généralement, développer un mode d’expression. Certaines pièces de théâtre m’ont donné envie de sauter le pas.

Quel a été le déclic qui vous a fait devenir actrice ?

Le jour où j’ai décidé de prendre des cours de comédie, j’ai convié mes copains au restaurant pour leur annoncer que j’envoyais tout balader. En fin de soirée, une femme m’a accostée en me demandant si j’étais comédienne. Elle m’a proposé de passer une audition pour une pièce musicale. Je devais notamment danser et chanter alors que je n’avais jamais étudié ces disciplines. Contre toute attente, j’ai réussi le casting. En parallèle, j’ai suivi avec succès la classe libre du Cours Florent.

Comment avez-vous atterri dans "Unité 42" ?

J’étais au Conservatoire, en France, quand mon agent m’a appelée pour me conseiller d’envoyer une vidéo pour un premier rôle dans une série belge. Je ne connaissais pas du tout les fictions de votre pays, j’avais juste joué dans un ou deux courts métrages. J’ai postulé et quelqu’un d’autre a été choisi. Quatre mois plus tard, la production m’a rappelée pour me proposer d’incarner l’héroïne. Je ne connaissais pas Patrick Ridremont. Beaucoup de personnes m’avaient parlé de sa relation avec Virginie Efira.

Qui est Billie, votre personnage ?

Billie débarque dans la police. Elle est férue d’informatique et connaît assez peu Samuel (Patrick Ridremont) à son arrivée. Les scénaristes avaient, à la base, envisagé le personnage de Billie comme l’héroïne de "Millénium" : renfermée, avec des tatouages. Avec mon caractère, ils ont réécrit le rôle.

Avez-vous facilement pris vos marques dans la série ?

C’était assez facile les premiers jours, car j’arrivais sans repères. Après deux ou trois semaines, j’ai pris conscience de certaines règles. Ce n’est pas comme au théâtre, j’ai dû apprendre à jouer avec la caméra : acquérir des automatismes avec l’image et le son, ne pas faire de faux mouvements…

Aviez-vous vu "La trêve" ou "Ennemi public" auparavant ?

Non. Tout a été très vite lorsqu’on m’a confirmé la nouvelle. "La trêve" et "Ennemi public" n’étaient pas connus à l’époque. C’est seulement quand j’ai entamé le tournage que j’ai compris ma chance de participer à une série belge. La production m’a engagée à regarder pas mal de feuilletons dont les protagonistes se rapprochaient de Billie.

Aimeriez-vous continuer votre carrière dans les séries télé ?

Je ne me pose pas trop de questions, sinon je dormirais très peu. Pour l’instant, je profite. J’ai toujours voulu concrétiser des projets : mettre en scène au théâtre, faire de la production ou réaliser un film. Cela demande pas mal de compétences, et je ne pense qu’il faille se précipiter.

Unité 42, ce soir à 20 h 55 sur la Une

Géry Brusselmans

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