Aurore Erguy : "J’ai cru en mes rêves"

 © FTV
© FTV

C’est en Italie qu’elle a connu son premier succès. En France, c’est la série "Cherif" qui lui offre une belle opportunité.

Comment avez-vous vécu cette sixième saison, qui, pour vous, est la première à part entière, avec une partition qui est aussi fournie que celle du rôle-titre ?

Mon année a été marquée par "Cherif". L’an dernier, on a posé les bases de notre duo. Cette fois-ci, on a travaillé vraiment la main dans la main pour toutes les enquêtes. On est très complices et solidaires, on forme un vrai binôme.

Avez-vous pris comme un défi le fait d’incarner sa nouvelle partenaire ?

Il y a beaucoup d’attente du fait du succès de la série. Il ne fallait pas décevoir les fans. C’était à la fois une sacrée épreuve et une émulation avec l’envie de donner le meilleur de soi.

Rien de nature à vous faire peur ?

Ma carrière est jalonnée de défis. Quand je suis partie tourner en Italie, je savais très peu la langue. J’ai décroché un premier rôle féminin dans un film qui a battu tous les records. J’ai beaucoup travaillé pour réussir dans ce pays et ça a porté ses fruits.

Le challenge n’est-il pas inhérent à ce métier ?

Si, on est toujours confronté à l’inconnu, à un nouveau réalisateur, un nouveau personnage, une nouvelle histoire. Et on ne sait pas ce qui va se passer l’année suivante. Il faut avoir un mental d’acier et être très ouvert à l’inconnu, ne pas en avoir peur et l’accueillir comme une force.

Et votre vie familiale dans ce contexte ?

Combiner les emplois du temps de maman et d’actrice, c’est compliqué. Il faut faire preuve de beaucoup d’imagination pour mener tout de front, mais quand on est passionné, on ne délaisse aucune des deux parties et on finit par y arriver. C’est à chaque fois une course contre la montre. Ma fille est en maternelle. Dès que je vois que je lui manque trop, je l’amène une semaine sur le tournage avec sa mamie.

A-t-elle déjà une curiosité pour ce que vous faites ?

Elle ne réalise pas trop car lorsqu’on lui demande ce qu’elle veut faire plus tard, elle répond : "Policière, comme maman". Quand je lui dis que je ne le suis pas tout à fait, elle rétorque : "Je veux faire comme toi, policière et comédienne !"

Ce personnage important dans "Cherif" vous fait passer de l’ombre à la lumière et entrer, côté télévision, par la grande porte…

C’est vrai, j’ai cette chance-là. Je vis à Paris et j’avais un désir de jouer en France. C’est un très beau rôle qu’ils m’ont offert. C’est agréable d’arriver dans un projet comme celui-là, très exigeant, dans une ambiance familiale et bienveillante.

Comment est né votre désir de tourner en Italie ?

Je regardais beaucoup de films italiens et je rêvais de Cinecittà, de Rome et des grands noms du cinéma italien. J’ai rencontré des agents à Rome et j’ai su les convaincre. J’ai travaillé comme une folle pour réussir les castings. J’ai cru en mes rêves et ça a marché.

Que retenez-vous de l’Italie ?

Il y a un accueil et une chaleur humaine qui sont particuliers. On ne se sent jamais seul, là-bas. Quand le tournage est fini, il y a toujours quelqu’un pour vous proposer d’aller dîner. Ils ne conçoivent pas que vous passiez seul votre soirée, fille ou garçon. C’est vraiment dans leur culture.

"Cherif", ce soir à 21 h sur France 2.

Bernard Alès

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET

ARTICLES SPONSORISÉS AILLEURS SUR LE NET