Audrey Lamy : " Je ne voulais pas être “la sœur de”"

 © Archives CTR
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La petite sœur d’Alexandra Lamy tient son premier rôle principal au cinéma, après dix ans de " Scènes de ménages ", dans cette comédie familiale burlesque.

Vous voilà dans votre premier rôle au cinéma, alors que pour beaucoup, vous restez Poussin, dans " Scènes de ménages ", la série que vous avez quittée voilà un an.

Ce rôle va me poursuivre longtemps, et tant mieux, car c’est une série dans laquelle j’ai adoré tourner, et puis, c’est dix ans de ma vie ! Avec les rediffusions, Poussin est encore là pour longtemps. Ça a été une vraie école pour moi. Il fallait être tout de suite efficace et le rester jusqu’à la fin de chaque plan-séquence.

C’est pour cela que vous avez arrêté ?

Ben oui, et puis, dix ans quand même ! Plein de gens me demandent pourquoi j’ai arrêté et sont surpris que la série existe depuis si longtemps. Elle est tellement installée dans leur vie qu’ils ne comptent plus les années. Poussin au départ était une glandeuse absolue vivant aux crochets de son homme. Elle est devenue une businesswoman, elle se marie… J’avais fait le tour !

Avec Fanny, maman qui retrouve ses 10 ans d’âge mental pour attaquer les harceleurs de son fils, vous passez dans le registre burlesque.

Et cartoonesque ! C’était super-excitant. J’avais envie d’enfin porter un film. En même temps, je ne voulais pas me précipiter sur n’importe quoi juste pour avoir un premier rôle. Ici, j’ai une palette de jeu hyperlarge. C’est un régal. Je passe de la maman parfaite à la folle qui pète les plombs quand un grain de sable menace l’équilibre familial, parce que trois graines de voyous malmènent son fils à l’école.

Vous comprenez sa réaction ?

Oh oui ! Je suis maman d’un petit garçon, Thomas. Il va au parc, et c’est affreux ce qui se passe dans ce genre d’endroit ! Il faut prévenir les futurs parents ! Dès que des enfants se retrouvent ensemble, ils sont d’une cruauté bouleversante ! Ils se tirent les cheveux, se mordent, s’envoient du sable dans les yeux. Nous, les adultes, on a appris à se maîtriser, mais eux, ils ont zéro filtre.

Vous seriez capable de réagir comme Fanny ?

Je suis complètement comme elle ! Elle m’a donné des idées ! Les tartines au caca, je n’y aurais jamais pensé ! Sérieusement, tous les parents ont un côté parano vis-à-vis de leurs enfants. Le mien va sur 3 ans et j’ai peur pour tout. Qu’il se fasse des amis ou qu’il ne s’en fasse pas. J’imagine tout, en pire !

Ici, c’est la maman qui embarrasse son fils...

Son comportement est complètement régressif. Elle agit comme si elle avait 10 ans d’âge mental. Fanny croit que son fils ne saura pas se débrouiller seul, et finalement, c’est elle qui va recevoir une leçon.

Gamine, avoir une grande sœur de dix ans plus âgée, ça vous protégeait ?

Alors là, pour le coup, oui ! Alexandra me défendait tout le temps. Elle était ma meilleure amie, ma confidente, ma deuxième maman, ma nounou.

Ce n’était pas frustrant de la voir déjà jouer et se faire connaître ?

Oh si ! Aujourd’hui, j’en parle comme ça, mais au début, je ne disais à personne que j’étais sa sœur. Quand je suis montée au Conservatoire, à Paris, à 20 ans, elle cartonnait avec " Un gars, une fille ". Je mentais tout le temps quand on me demandait si on avait un lien de parenté ! Je ne voulais pas être " la sœur de ". Je voulais me faire un prénom.

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