Astrid Whettnall dans le "House of Cards" version française

Astrid Whettnall, Magritte 2017 de la meilleure actrice, incarne une femme engagée dans "Baron noir", à voir  sur BeTV à partir du 10 mars. © Jean-Claude Lother / KWAI / CANAL+
Astrid Whettnall, Magritte 2017 de la meilleure actrice, incarne une femme engagée dans "Baron noir", à voir sur BeTV à partir du 10 mars. © Jean-Claude Lother / KWAI / CANAL+

Magritte 2017 de la meilleure actrice, notre compatriote donne la réplique à Kad Merad dans la saison 2 de la série politique "Baron noir", à voir à partir du 10 mars sur BeTV.

De quelle personnalité dans le giron du pouvoir vous êtes-vous inspirée pour votre personnage ?

J'ai travaillé à partir de ses qualités. Mon personnage est totalement dévoué à la cause socialiste, sa morale est à toute épreuve. Véronique Bosso est l’idéal incarné qui travaille pour ses concitoyens et voue toute sa vie à cela. Elle est fidèle, droite, franche et courageuse. C’est le genre de femme politique pour laquelle je voterais !

Et ce profil existe dans la réalité, croyez-vous ?

Je suis convaincue que tout homme politique s’engage au départ avec la volonté profonde de changer le monde. Après, certains sont corrompus par le pouvoir ; d’autres sont obligés de faire des compromis pour faire passer leurs idées… Mon personnage arrive à garder son intégrité. Je crois que ce profil existe au niveau communal, parce que dans la politique de proximité, on a plus de libertés.

Les scénaristes se sont inspirés des vraies coulisses du pouvoir. Que nous dit cette série de la politique ?

L’un des scénaristes, Eric Benzekri, a travaillé au sein du PS pendant de nombreuses années, et a été un très proche collaborateur de Manuel Valls, Ségolène Royal, François Hollande, Lionel Jospin, Jean-Luc Mélenchon. C’est pourquoi dans "Baron noir", on sent qu’on est vraiment dans les arrière-cuisines du palais de la République. On ne nous cache rien : les alliances forcées, les coups bas, les détours avec la loi. Cette série nous montre aussi l’importance de la politique, dans le sens où les personnages se battent pour voter des lois qui protègent les citoyens. Et elle n’est manichéenne pour aucun parti, elle nous montre les idéaux forts qui se heurtent à la réalité.

C’est aussi cru que cela dans le langage, dans les arrière-cuisines du pouvoir ?

C’est comme dans la vie. En public, on surveille son langage ; entre nous, on parle avec ses tripes. Eric Benzekri a travaillé au sein du PS sur l’image des futurs dirigeants du parti et il nous a appris que le langage politique est adapté à chaque circonstance et support. On ne parle pas de la même façon en télé qu’en meeting, et ce afin que le message soit bien entendu. Et si les dialogues sont tellement bien écrits, c’est aussi parce que c’est une histoire d’êtres humains qui se battent pour leurs passions, c’est très tribal. Dans "Baron noir", il y a tellement d’adrénaline qu’on a l’impression d’être dans un thriller, où les femmes sont aussi passionnantes, brillantes, féroces, manipulatrices, paradoxales que leurs confrères. C’est très tendu et intelligent.

Comment cela a été de tourner avec Kad Merad et Anna Mouglalis ?

Kad est un comédien totalement dans la générosité qui a une faculté d’être archi-concentré pendant les scènes et de faire des blagues entre les prises. Puis, j’ai découvert un grand talent. Kad apporte, derrière sa bonhomie et la bienveillance de son regard, toute la puissance qu’il a à l’intérieur. Cela donne un rôle ambivalent extrêmement intéressant. Quant à Anna est brillante et d’une bienveillance ! Elle est attentive même au plus petit rôle.

Et pour vous mettre en appétit, voici un aperçu de la saison 1

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