Arnaud Ducret : "J'ai appris à être papa"

A la télé ou au ciné, Arnaud Ducret est partout !  © SND
A la télé ou au ciné, Arnaud Ducret est partout ! © SND

La vedette de "Parents mode d’emploi" est la tête d’affiche de "Les dents, pipi et au lit", une comédie bien actuelle sortie ce mercredi. L'occasion pour l'acteur de revenir sur son parcours, sa vie de père... et son pire souvenir !

Dans "Les dents, pipi et au lit", vous êtes un célibataire endurci contraint à vivre avec une mère de famille (Louise Bourgoin) et ses deux enfants…

Mon personnage, ici, est avant tout un éternel ado, un fêtard. J’aimais bien la confrontation avec les deux mômes, parce qu’il leur parle sans filtre, comme à des adultes. Je ne craignais pas la référence à "Parents mode d’emploi". Dans la série, il n’y a pas de scènes d’orgie !

Les enfants vont faire grandir votre personnage. C’est un sujet qui vous touche, vous qui avez eu un papa divorcé "perdu face à la paternité" ?

Oui. Dans ma vie de père, j’ai même longtemps porté une espèce de culpabilité. J’avais un père qui n’était pas intéressé par beaucoup de choses, à part regarder les courses de voitures. Je ne voulais surtout pas ça pour mon fils, Oscar, qui a 5 ans et demi. J’ai même été dans l’hyperactivité, avant de comprendre qu’il faut aussi apprendre aux enfants à s’ennuyer. J’ai appris à être papa.

Dans les étapes vers le succès, l’accélérateur a été "Parents mode d’emploi".

Oui, et le succès ne se dément pas. Je sais qu’en Belgique, ça marche bien. Ça m’avait frappé, deux semaines après l’arrivée de la série chez vous. Les gens me reconnaissaient, m’appelaient, c’était dingue.

Dans votre parcours en tant qu’acteur, quel est le pire cauchemar que vous ayez vécu ?

Un jour, je jouais mon spectacle, et deux mecs bourrés et une fille, au premier rang, le saccageaient en n’arrêtant pas de se foutre de moi. Au point que j’ai fini par sortir de scène, en plein sketch, pour leur dire en face : « Ou vous vous taisez, ou vous sortez ! » La fille est devenue blanche d’un coup. J’ai cru qu’elle allait faire un malaise. Je suis remonté sur scène pour reprendre, persuadé que tout le public avait suivi l’affaire. Sauf qu’en réalité, les gens ne les avaient pas entendus. Il n’y avait que moi, sur scène, qui les entendais. Les gens n’ont absolument pas compris pourquoi je quittais la scène. Et là, j’ai galéré pendant, je pense, 25 minutes. Et c’est long, 25 minutes sur scène, pour les récupérer, qu’ils recommencent à rire. Je m’en suis voulu à mort. J’en ai pleuré dans ma loge.

L'interview complète d'Arnaud Ducret vous attend dans votre Ciné-Télé-Revue en vente depuis ce 14 juin !

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