5 films marquants pour les 70 ans de Nathalie Baye

 © Reporters / GYS
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Pour souhaiter à notre manière un joyeux anniversaire à la star, née le 6 juillet 1948, voici une petite sélection emblématique d’une carrière riche de plus de 100 rôles !

Ce 6 juillet, c’est l’une des plus attachantes icônes du cinéma français qui fête son septantième anniversaire. Le temps qui passe semble ne laisser que peu de traces sur Nathalie Baye. C’est pourtant déjà en 1972 que cette Normande qui avait étudié la danse à Monaco et aux USA a commencé sa carrière au cinéma, dans un film américain, “Brève rencontre à Paris”, de Robert Wise. Une apparition si brève que l’actrice ne fut pas créditée. Ce n’est rien, elle allait prendre sa revanche très vite !

On aurait pu citer “Sauve qui peut (la vie)”, de Jean-Luc Godard, qui lui valut son premier César, du meilleur second rôle, ou “Arrête-moi si tu peux”, le film de Steven Spielberg où elle interprète la French mother de Leonardo DiCaprio, pour montrer que même Hollywood reconnaît son talent. On aurait encore pu jeter notre dévolu sur “Absolument fabuleux”, l’adaptation française de la série britannique culte “Absolutely Fabulous”, de Gabriel Aghion, qui est loin d’être son meilleur film mais où l'artiste démontre qu’elle aime aussi la farce et ne craint pas les rôles déjantés.

Nous avons préféré en toute subjectivité mettre en évidence cinq jalons qui témoignent de sa brillante carrière mais aussi de sa vie. Car en plus d’être une grande comédienne, Nathalie Baye est une grande amoureuse. Et le fruit de ses amours a pour nom Laura Smet, avec qui elle vient de jouer dans “Les gardiennes”, de Xavier Beauvois, et surtout dans la série “Dix pour cent”, créée par Cédric Klapisch. Sa fille l’a aussi dirigée tout récemment dans son court métrage “Thomas”. Avec le décès de Johnny et surtout la foire d’empoigne autour de l’héritage, dont elle veut se tenir à distance car elle la trouve “trop sordide”, comme elle vient de le confier à “Gala”, la star s’est transformée en maman poule décidée à protéger son enfant, qui est “très sensible, mais aussi très forte”. Et maintenant, place au cinéma !

Avec sa fille, Laura Smet, lors du concert des 70 ans de Johnny Hallyday à Bercy. © Archives CTR
Avec sa fille, Laura Smet, lors du concert des 70 ans de Johnny Hallyday à Bercy. © Archives CTR

1. “La nuit américaine

Dès 1973, ce rôle la fait remarquer du public, en même temps qu’il la classe pour plusieurs années comme “actrice de cinéma d’auteur”. Une image qui lui colle encore à la peau malgré la variété de ses rôles. Elle avait été repérée par Suzanne Schiffman, l’assistante de François Truffaut. Lui, après une première rencontre, n’était pas convaincu de lui donner le rôle de la script dans son film. Il changera d’avis, mais en l’affublant d’une paire de lunettes pour le moins inesthétique. “Cela m’a gâché le plaisir, car il a trouvé une paire qui m’a fait une tête impossible !”, confiera-t-elle des années plus tard.

Avec un autre débutant en 1973 dans
Avec un autre débutant en 1973 dans "La nuit américaine", Bernard Menez. Et la paire de lunettes honnie! © Archives CTR


2. “La balance

En 1983, ce polar très sombre de Bob Swaim où elle interprète une prostituée lui vaut à la fois son troisième César - le premier comme meilleure actrice principale -, mais est aussi un grand succès qui en fait une actrice à la fois reconnue et populaire. Le film est aussi un témoignage de sa grande histoire d’amour avec Philippe Léotard - et de la fin de celle-ci. L’acteur avait quitté femme et enfants pour Nathalie en 1972. Mais l’alcool et la drogue encrassent la vie du frère du ministre de la Défense (lui se dit “ministre de la défonce”). Le couple se sépare peu après le tournage. Chacun recevra un César pour sa performance.

Avec Philippe Léotard dans
Avec Philippe Léotard dans "La balance". © Archives CTR


3. “Détective”

Quand Nathalie Baye quitte Léotard, elle rencontre un autre “abîmé” de la vie. Les années 1970 ont été pour Johnny Hallyday épiques et dangereuses. Il a conscience qu’il doit changer s’il ne veut pas disparaître en fumée. Sa rencontre avec Nathalie va lui en donner l’occasion. Elle, l’intello, craque pour le rocker et lui permet de vivre d’une autre manière sa célébrité, de s’ouvrir à d’autres univers. Il en reste une trace cinématographique, ce “Détective” où Johnny rejoint Nathalie devant la caméra de Jean-Luc Godard, en 1984. Mais leur plus beau bébé restera Laura…

En 1985, plus star que jamais avec son amour de rockeur, Johnny Hallyday. © Reporters/Starface
En 1985, plus star que jamais avec son amour de rockeur, Johnny Hallyday. © Reporters/Starface


4. "Vénus Beauté (institut)"

Star des années 1980, Nathalie Baye est moins présente sur les écrans la décennie suivante. Elle partage alors sa vie - sans jamais l'évoquer - avec Jean-Louis Borloo, le futur ministre tant raillé par les Grosses Têtes. Mais en 1999, cette chronique de la vie (surtout amoureuse) des employées d’un institut de beauté, réalisée par Tonie Marshall, est un succès surprise qui remet l’actrice sous les projecteurs - en même temps qu’il révèle Audrey Tautou.

Mathilde Seigner, Audrey Tautou et Nathalie Baye, le trio gagnant de
Mathilde Seigner, Audrey Tautou et Nathalie Baye, le trio gagnant de "Vénus Beauté (institut)". © Archives CTR


5. “Le petit lieutenant

En 2005, ce polar où elle joue cette fois le rôle du flic lui vaut son quatrième et - jusqu’ici - dernier César après, pour un second rôle, “Sauve qui peut (la vie)” en 1981 et “Une étrange affaire” en 1982, et, pour un premier rôle, “La balance”, en 1983. Il la sacre définitivement comme l’une des plus grandes comédiennes du cinéma français, aux côtés de Catherine Deneuve ou Isabelle Huppert. Et l’histoire est loin d’être finie…

Avec le César d'honneur 2006 Hugh Grant et Carole Bouquet, Nathalie Baye savoure son quatrième César. © REPORTERS
Avec le César d'honneur 2006 Hugh Grant et Carole Bouquet, Nathalie Baye savoure son quatrième César. © REPORTERS

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