Les confidences de Jean Dujardin

"Jean Dujardin, capitaine de pacotille dans "Le retour du héros", succulente comédie avec aussi Mélanie Laurent. © Cinéart
"Jean Dujardin, capitaine de pacotille dans "Le retour du héros", succulente comédie avec aussi Mélanie Laurent. © Cinéart

A l’occasion de la sortie le 14 février de la succulente comédie d’époque "Le retour du héros", l’acteur nous a parlé à coeur ouvert de ses projets et de ce qui le rend heureux. Extraits...

C’est avec un plaisir gourmand et communicatif comme l’arôme d’un chocolat chaud que Jean Dujardin, 45 ans, a retrouvé le réalisateur d’"Un homme à la hauteur", Laurent Tirard, pour la comédie "Le retour du héros", un film où, comme le tee-shirt jaune de Brice de Nice ou les tenues vintage de OSS 117, il a goûté au bonheur d’enfiler un costume de soldat de Napoléon. Mais un soldat d’opérette, qui a fui le combat et pour entretenir la légende de son héroïsme auprès de sa quasi-belle-famille, doit broder, mentir, raconter des cracks plus gros que le bras. Il en partage l’affiche avec Mélanie Laurent, inattendue et craquante dans un rôle comique.

De passage à Bruxelles, après avoir confirmé devant nous la mise en chantier l’an prochain d’un troisième "OSS 117", Jean Dujardin s’est amusé à promettre un nouveau "Brice de Nice", pour ses 55 ans : « J’adore lâcher ça ! Dans dix ans, on ne sait pas du tout où on en sera, ni où en sera le cinéma. Est-ce que ce ne sera pas un tout petit ‘’Brice de Nice’’, avec un tout petit budget ? En dessin animé ? Y en aura-t-il vraiment un ? Même moi en fait je n’en sais rien, c’est une espèce de provoc’, parce qu’a priori, il ne fallait jamais faire ‘’Brice de Nice’’, même le premier. »

"On a besoin de héros"

Il nous en dit plus aussi sur Johnny Hallyday, qui avait tourné avec lui dans son dernier film, "Chacun sa vie", sous la direction de Claude Lelouch, avec beaucoup d’émotions : « On a toujours besoin d’avoir des héros, des figures, de Napoléon à Zidane. Ou Johnny Hallyday. J’ai vécu ses dernières scènes au cinéma. j’aimais sa simplicité, son absence de cynisme. Il faisait le lien entre la France et la Belgique pour ça. Avec lui comme chez vous, il y a la croûte en moins, sans flagorner. Johnny avait ça, il était le même avec tout le monde. La manière en concert qu’il avait de souder les gens, c’était un médicament extraordinaire. Il y en a un comme ça qui traverse notre monde de temps en temps. Ça dépasse la chanson. On peut le regarder en se moquant, comme il y en a eu beaucoup, et puis on peut le regarder du quoi de l’œil et là on voit qu’il a été touché par la grâce. Il y a quelque chose de divin en Johnny. Je le connaissais surtout depuis l’époque de ‘’The Artist’’. J’ai passé du temps chez lui, à Los Angeles, on regardait des DVD, on parlait, ou même on laissait faire le silence. Il s’est passé du silence avec Johnny et c’était beau. »

Retrouvez la semaine prochaine l'interview complète de Jean Dujardin dans votre Ciné-Télé-Revue, et ne manquez pas "Le retour du héros", une comédie pleine de peps, de drôlerie et de bons mots, comme on n’en fait plus assez aujourd’hui !

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