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22 / 06 / 2017
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Ciné | 25 Janvier 2017

"Un sac de billes" revient au cinéma et à l'école

DR
Patrick Bruel est venu défendre dans une classe de Forest ce très beau drame tiré du célèbre récit de Joseph Joffo, qui sort ce 25 janvier en salles.

44 ans après sa parution, presque 42 ans après sa première adaptation par Jacques Doillon, le récit de Joseph Joffo "Un sac de billes" ressort au cinéma, sous la direction cette fois de Christian Duguay, à qui l'on doit déjà "Jappeloup". Un réappropriaton modernisée malgré une réalisation très classique, entièrement au service de l'histoire racontée, incroyable mais vraie.

Quand les familles juives doivent porter l'étoile jaune à Paris, le père de Joseph Joffo sait qu'il est temps pour lui et les siens de partir. Pour multiplier leurs chances, ils se séparent. Les deux plus grands fils, déjà quasi adultes, et les parents d'un côté. De l'autre Joseph, 10 ans, et son troisième grand-frère, qui partent d'abord en train vers Nice. Leur fuite devant la barbarie passera par bien des étapes, parfois joyeuses mais souvent douloureuses et tragiques, jusqu'à la fin de la guerre.

Si les rôles principaux sont tenus avec conviction par les enfants Dorian Le Clech et Batyste Fleurial, les adultes ont aussi droit aux félicitations. Patrick Bruel et Elsa Zylberstein qui campent les parents, mais aussi… Christian Clavier, Bernard Campan et Kev Adams, dont les apparitions courtes mais intenses dépassent le simple caméo de noms célèbres pour attirer le chaland. Chacun à une vraie partition à tenir et la défend bien. Peut-être conscients de l'importance didactique du film. Car s'il revient en salles de cinéma, nul doute que comme le livre et le premier film, c'est aussi dans les écoles qu'il tournera avec raison.

C'est pour cette raison d'ailleurs que, pour la promotion du film, Ciné-Télé-Revue avait cette fois invité Patrick Bruel et Christian Duguay à se rendre directement dans une classe, à l'Athénée Andrée Thomas de Forest, pour discuter avec les élèves de 12 ans. Un moment plein d'émotions. Où l'on a pu voir Bruel, lui-même père de deux enfants, aussi à l'aise avec ce jeune public qu'avec celui qu'il accueille généralement quelques centaines de mètres plus loin à Forest National.


© Fred Guerdin

« J'ai l'habitude avec les enfants. Je sais qu'à un moment il faut les réveiller, les sortir de leurs questions préparées. Cela peut prendre un peu de temps, mais après quand ça commence, c'est direct", nous a confié l'artiste au sujet de cette rencontre, "C'est très émouvant que des enfants rencontrent ce film, cette histoire, cette tragédie. Ils n'en ont pas vraiment entendu parler, on le sent. On commence à survoler cette période, à en faire l'économie à l'école. Aujourd'hui, on entre dans la phase de l'oubli. Si on ne perpétue par le travail de mémoire, ça va s'éteindre, et un jour ce sera même sujet à remise en cause, et là... Cela me paraît important qu'il y ait des relais comme ce film, comme "Le pianiste", comme "La liste de Schlinder", ça s'inscrit dans une tradition importante. »

Retrouvez la rencontre et l'interview de Patrick Bruel dans les pages du Ciné-Télé-Revue en vente dès ce jeudi.

Jean-Jacques Lecocq


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