Vous démarrez les répétitions. Elles marquent le début de votre tournée en Belgique, en France et en Suisse…
Oui, c’est parti, et sans relâche. C’est la première fois que je suis à la lettre une mise en scène. Donc, cela requiert des heures et des heures de travail. Je me lève très tôt pour commencer la préparation physique, qui est intense. J’enchaîne avec ce qu’on appelle une mise en bouche, c'est-à-dire une lecture des textes, et après, je bûche sur l’interprétation. Bref, mes journées se terminent vers 22 heures.
Comment se passent les répétitions ?
Il faut tenir compte de chaque détail, la mise en scène de cette tournée étant très précise. Il y a une machine impressionnante à actionner pour que tout roule et rentre dans l’espace qu’on a créé. J’écoute d’abord les musiciens jouer. Après avoir lu mes textes sur la musique, je les dis. Puis, je les chante avec des arrêts pour certains, vu qu’il y a des monologues. Les concerts seront réellement des spectacles, avec une histoire et un fil conducteur. Sans oublier qu’on va employer une technologie magique qui n’a jamais été utilisée sur scène. J’en suis très heureuse, même si le défi est grand.
Qui vous accompagnera sur scène ?
Cinq musiciens et je chanterai vingt-deux chansons, de nouvelles et celles qui m’ont fait exister. Si je mets en exergue les compositions de mon dernier album, « Toutes les femmes en moi », je ne peux pas ne pas donner à mon public ce qu’il aime et attend.
Plus jeune, il fallait vous pousser sur scène tellement vous aviez le trac. Lara Fabian est-elle une timide maladive ?
Pas du tout. Je suis terriblement traqueuse, c’est vrai, mais j’attends avec impatience de rencontrer mon public et j’y vais avec bonheur. J’aime la scène, même si je doute et que je me pose mille et une questions. Ce qui m’angoisse le plus, c’est de ne pas être à la hauteur des expectatives de mes fans.
Aujourd’hui, il est rare de trouver une bonne chanson qui survivra au temps et aux modes…
Il y a encore des gens qui écrivent de beaux textes, mais ces chansons ne sont pas plébiscitées par les radios, et c’est vraiment dommage. Nous sommes dans un système où les médias filtrent énormément cette qualité. C’est là où se trouve le problème.
Vous souvenez-vous de votre premier spectacle ? Et de votre premier cachet ?
Oui, c’était au Blak Botom. J’avais 14 ans. J’ai gagné 400 francs belges. A la fin du chant, j’ai été manger un bout en petit comité. Enfin, tout au plus un bon steak. (Eclat de rire.)
La crise a-t-elle une incidence sur les spectacles des artistes ?
La télé bourre le crâne des gens avec ce sujet. Quand ils éteignent leur téléviseur, la radio prend le relais. Ils se couchent et, forcément, ils parlent de ça. Le lendemain, ils se lèvent et se demandent comment ils vont faire. La crise véritable est doublée d’une psychose qu’on alimente. Et c’est contre-productif, ça engendre un état de désarroi et de panique qui ne permet pas d’avancer et qui nous rend vulnérables.
Vous serez bientôt sur les routes. Vous sentez-vous, comme la plupart des mamans artistes, coupable de quitter votre petite Lou (22 mois) ?
Je vais tenter de ménager ces deux côtés de mon existence. Je vais rentrer le plus souvent possible. Et aménager une tournée où les déplacements pourront se faire sans que ma famille souffre des distances.
Retrouvez l’intégralité de l’interview dans Ciné-Télé-Revue du 17 septembre 2009.
Visionnez à présent, en exclusivité, quelques images des répétitions.
Propos recueillis par Maxime Quentin
Mardi 29 Septembre / 22:09