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25 / 05 / 2017
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Ciné | 17 Mai 2017

"Alien : Covenant" : majestueux et complexe

Toujours réalisée par Ridley Scott, la suite de "Prometheus" est un grand film de science-fiction, avec en vraie vedette Michael Fassbender, androïde aux deux visages.

Près de 40 ans après la sortie d'"Alien, le huitième passager", Ridley Scott revient une troisième fois à l'une de ses œuvres fétiches. Majestueux, "Alien : Covenant", qui s'inscrit directement dans la foulée de "Prometheus", va ravir les amateurs de science-fiction.

Le film est superbe. Esthétiquement remarquable avec au début de l'histoire ce vaisseau spatial, le "Covenant", utilisant l'énergie solaire pour gonfler une voile gigantesque. Le film est complexe aussi. Les purs fans de la saga "Alien", ceux qui l'aiment pour ce qu'elle renferme de terreur simple, atavique, et qui ont été déçus par "Prometheus", risquent d'être toujours partagés, même si cette suite, preuve de sa réussite, éclaire en le renforçant le premier épisode. C'est que même si Ridley Scott renoue avec l'esprit terrifiant de son film fondateur, "Alien, le huitième passager", l'interrogation métaphysique reste centrale. L'absence de dieux, et surtout la question de la création – le prologue s'ouvre sur le David de Michel-Ange - sont les thèmes qui l'intéressent vraiment. A cet égard, même si Katherine Waterston ("Les animaux fantastiques") reprend de façon originale, plus émotive, la première place féminine à la suite de Noomi Rapace (dont le sort nous est détaillé) et de Sigourney Weaver, c'est bien Michael Fassbender qui se taille la part du lion dans un double rôle d'androïdes. Il est à fois David, que nous avions laissé la tête détachée du corps à la fin de "Prometheus", et Walter, le robot au service de l'équipage du "Covenant", qu'un étrange message détourne sur la sanglante planète inconnue. A bord du vaisseau, plus de 2.000 voyageurs en hypersommeil censés faire route vers une planète à coloniser… David et Walter sont les deux faces, l'une noire, l'une planche, d'une même intelligence artificielle due au génie humain. Si David a vu sa capacité d'émotion et d'imagination réduite, Walter, lui, s'est rendu compte qu'il avait sur son créateur deux avantages considérables : il est bien plus intelligent et il est immortel. Pourquoi, dans ces conditions, continuerait-il d'obéir à son "père" ? « Dès cet instant, il devient dangereux », explique le réalisateur en décortiquant la scène d'ouverture. Surtout que de créature, David se verrait bien devenir à son tour créateur. Et tant pis si ça demande des sacrifices…

Ces réflexions ne sont pas gratuites, elles expliquent la genèse des aliens, "Alien, le huitième passager", étant bien une suite se déroulant trois quarts de siècle après "Alien : Covenant". Elles justifient aussi la montée en puissance des scènes d'horreur, même si le suspense souffre de cette immense ambition de vouloir tout réunir. « J'ai discuté régulièrement avec Ridley, sans qu'il ne donne beaucoup d'informations sur le script. C'est entièrement son idée. Mais je trouve que ''Covenant'', s'il reste dans le même univers que ''Prometheus'', donne plus de sensations. La violence y est implacable, mais pas de la manière que vous voyez dans trop de films d'action. C'est plus psychologique ». On ne peut mieux dire. Selon Ridley Scott, le tournage de la suite d'"Alien : Covenant", toujours un prequel au "Huitième passager", pourrait commencer dès l'été prochain. Et il nous laisse déjà bien entrevoir ce qu'elle pourrait renfermer d'horreur…

"Alien ; Covenant", dès ce 17 mai au cinéma.

Jean-Jacques Lecocq


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